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02/05/2012

Insulte : résultat du sondage

Sont sans opinion : Sympho2 et … Chloé ! ;o)


Rajoute : dans un deuxième temps, Sympho2 explique qu'elle n'insulte jamais qu'une seule personne (hors de sa présence) et qu'il s'agit alors carrément de haine !  Je suppose qu'il y a aussi, quelque part, de la colère à l'intérieur de cette haine.


Plusieurs commentaires indiquent que la colère est le plus souvent à l’origine de l’insulte. Pourquoi en arrive-t-on là ? Parce qu’on est poussé dans ses derniers retranchements, parce qu’on ne trouve pas d’autre issue. Il s’agit donc plutôt d’une réaction que d’un acte raisonné, prémédité, comme le dit Lili.

 

Melle KTS pense que, lorsque ça lui est arrivé, elle n’a pas voulu blesser l’autre personne. Qu’elle a seulement voulu se faire respecter parce qu'elle était elle-même insultée. Je crois pourtant que, sans doute inconsciemment, c’est le but : faire mal. De mon point de vue, on n’a pas besoin d’insulter pour se faire respecter. Melle KTS dit que ça lui a fait du bien. Elle ne dit pas vraiment s’être sentie plus respectée pour autant.

 

Ceci dit, traiter quelqu’un de con par exemple me semble moins grave que d’autres insultes plus ciblées, plus personnalisées, touchant exprès les points sensibles. Chaourcinette semble s’y connaître dans ce domaine. ;o) Elle dit aussi qu'elle n'insulte pas oralement. Par contre, elle le fait par écrit, parce qu'elle peut alors mieux se contrôler. Ce qui indique qu’on peut avoir l’impulsion d’insulter, mais se retenir, de peur d’y aller trop fort (et donc de blesser inutilement, je suppose).

 

Une autre raison de se retenir est à mon avis un désir de respecter la bienséance, la bonne éducation, l'image de soi. Et aussi la crainte de rompre à tout jamais la relation.

Stef parle également de la colère. Mais pourquoi l’insulte plutôt qu’une autre réaction ? Par exemple, taper sur la table, jeter un objet à terre, quitter la pièce en claquant la porte, crier sur la personne, sans forcément l’insulter. Non, j’en reviens à mon idée. L’insulte est  destinée à faire mal. Elle remplace peut-être la baffe qu’on n’ose pas donner parce que c’est politiquement incorrect.

 

Sympho1 n’aime pas insulter - ni moi non plus - justement parce que ça fait mal. Elle trouve que c’est faire aux autres ce qu’on n'aime pas qu’on nous fasse. La loi du talion. Ça me fait penser aux parents qui frappent leurs enfants, alors qu’ils n’admettent pas que les enfants les frappent.

 

J’ai résumé ainsi mes idées et celles de mes commentatrices. Je laisse à votre réflexion d’autres causes possibles qui peuvent pousser à insulter. Elles m’ont été adressées par mail, par une personne visiblement spécialisée. ;o)

 

Moi j’insulte :

- soit par provocation
- soit pr me faire remarquer
- soit par esprit de contradiction
- soit par vengeance pour avoir été blessée/ trahie
- soit pour rompre la relation avec fracas et violence- pour écraser l'autre
- me sentir forte
- prendre le pouvoir
- pour faire la guerre/ démarrer une guerre (et la gagner si possible)


Tous les termes utilisés me font penser à une bataille, une guerre, un duel. Il doit y avoir un gagnant et un perdant. Pas de solution win-win possible. Moi je me demande ce qu’on y gagne vraiment …

 

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01/05/2012

Pourquoi insulte-t-on ?

J'aimerais comprendre. Je fais un petit sondage. S’il vous arrive d’insulter les autres parfois, pourquoi le faites-vous ? Je veux dire, quel est le sentiment qui vous anime ? Voulez-vous blesser l'autre parce que, par exemple, vous êtes vous-même blessé ? Le regrettez-vous ensuite ? Si oui, pourquoi ? Et si non, pourquoi pas ?

29/04/2012

Sixième rencontre

J’avais carrément oublié que c’était déjà le jour de la sixième rencontre. Ça va tellement  vite ! Ma fille me téléphone, comme d’habitude, pour me dire comment ça s’est passé. Elle a entendu la voix de XY, un peu trop forte, signe qu’il avait bu, ainsi que celle de Bébichon, riant aux éclats. Elle a eu un pincement au cœur du fait que Bébichon s’attache à ce papa si gentil et drôle ... en apparence.

Pour la première fois, le petit xy n’est pas venu. On ne lui a pas dit pourquoi.

Pendant la rencontre, un couple s’est engueulé comme des chiffonniers, devant ma fille, et devant leurs trois enfants. La femme était complètement hystérique. Elle criait et frappait dans tous les sens. Le personnel n’arrivait pas à la calmer. Aucun homme présent pour la maintenir. La police a été appelée.

Lorsque la dame a été mise dehors, le monsieur a dit à ma fille : « C’est ce que j’ai vécu pendant x années ! » - « Moi aussi, a répondu ma fille ». Tout en se disant que cet homme était peut-être réellement victime, elle pensait qu’il n’était pas impossible que ce soit lui qui poussait sa femme à bout. Ma fille elle-même eu des comportements extrêmes à force d’être poussée dans ses derniers retranchements par XY.

Quant à ce dernier, il a parfaitement tenu son rôle de papa « bien sous tout rapport ». Ma fille l’a entendu dire : « Il ne faut pas faire ça devant les enfants ». Alors qu’elle avait pris le parti de ne plus parler de lui négativement aux psychologues, elle n’a pas pu s’empêcher de dénoncer ce langage hypocrite, car XY pratiquait exactement de cette façon et ne s’est jamais retenu de hurler, d’insulter et de pratiquer toutes ses violences verbales devant son fils aîné qui devenait rouge/violet à force de pleurer de terreur. Mais ici, il sait qu’il est surveillé et jugé.

Parfois, elle imagine le manipuler de façon à ce qu’il perde son calme. Elle connaît les mots qui le rendraient furieux et qui l’amèneraient à se révéler, alors qu’il réussit à cacher sa perversité et son agressivité pendant l’heure que dure la rencontre.