03/06/2012
Huitième rencontre
Cette huitième rencontre devait avoir lieu la semaine dernière, mais elle a été reportée, Bébichon étant fiévreux samedi dernier, pour cause de varicelle.
Ma fille me téléphone.
- Devine d’où je viens.
- Du centre MIR ? (où Bébichon rencontre son père)
- Oui, mais ça c’était avant. Mais juste là, maintenant ?
- Aucune idée !
- De chez Martine (la nouvelle compagne de XY, nom d’emprunt que je donne ici pour facilité la narration)
- De chez Martine ????!!!!! Comment ça ?
- Ben oui. Quand je suis repartie du centre avec Bébichon, il n’avait plus son doudou. Je suis retournée. Ils ont cherché, mais ne l’ont pas trouvé. Tu me connais, le doudou, c’est sacré. J’ai tout de suite pris la route pour la maison de XY. Il n’était pas là. C’est Martine qui m’a ouvert. Elle lui a téléphoné pour expliquer la situation. Il s’est énervé bien fort. Je l’entendais crier au téléphone. Comme je suis contente d’être libérée de tout ça ! Pauvre Martine ! C’est une femme vraiment gentille !
Tiens, au fait, elle ne devait pas rejoindre son compagnon en France, cette « amie »-là, qu’il ne voulait pas reconnaître comme sa compagne ?
Martine a défendu ma fille, en douceur, en affirmant qu’un doudou c’était important. Il ne l’avait pas, mais soudain, il s’est souvenu de l’endroit où Bébichon l’avait déposé au centre MIR. Toujours sur sa lancée agressive, il lui a ordonné sèchement de lui téléphoner pour lui signaler immédiatement le départ de ma fille. Technique de contrôle rapproché. Ma fille a connu ça aussi. Elle a invité ma fille à prendre un café. Ma fille ne voulait pas lui causer de soucis, mais elle a insisté. Elle a téléphoné à XY, prétendant que ma fille était partie, et l’a fait entrer en s’exclamant « J’en ai marre de mentir ! »
Elle en est arrivée au stade où elle voudrait bien le quitter. Sa mère l’encourage dans ce sens, mais elle s’est attachée au petit xy. Il semblerait qu’elle s’en occupe beaucoup et que l’enfant préfère rester avec elle plutôt que de suivre son père. C’était pareil, quand ma fille s’occupait de lui. Le schéma se reproduit. Cela a mis du baume au cœur de ma fille de savoir que l’enfant reçoit un minimum d’affection et d’attention.
Martine a assuré que XY ne disait jamais de mal de ma fille, au contraire. Ma fille lui a répondu que ça ne l’étonnait pas. Il faisait pareil quand ils étaient ensemble. Il encensait une des femmes avec lesquelles il avait vécu auparavant, mais rabaissait ma fille. Elle lui a expliqué que le but en mettant ma fille sur un piédestal, à posteriori, était seulement de l’humilier, elle, Martine. Tiens, je n’aurais même pas pensé à ça ! Ça correspond bien à la mentalité d’un PN. Elle l’a mise en garde aussi concernant la fidélité. En son temps, elle croyait dur comme fer qu’il ne regardait pas ailleurs. Avec le recul, elle est certaine du contraire, à présent. Elle a aussi appris par la bande qu’il papillonnait au nez et à la barbe de Martine, quand ils étaient au café. Ça, elle ne le lui a pas dit.
Elle a tenu à lui affirmer qu’il ne changerait pas. Que c’était une maladie. Qu’il était incurable. On sait bien que les victimes de PN ne croient pas ce qu’on leur dit à ce sujet. Mais que faire d’autre que mettre en garde ? Un jour peut-être, la petite graine semée germera. Elle lui a conseillé de s’informer sur le net à propos des caractéristiques du pervers narcissique et de vérifier si XY correspond aux critères.
Elle lui a aussi avoué que les rencontres entre le père et le fils se passaient bien. Très bien même. Aujourd’hui, par exemple, Bébichon est revenu en sueur, à force d’avoir rigolé. Mais sa grande crainte est l’après, quand il ne sera plus soumis au regard des psychologues et qu’il montrera son vrai visage. Martine était d’accord.
Elles se sont quittées en phase, Martine exprimant l’espoir que cette conversation ne se retournerait pas contre elle. C’est clair que si XY apprenait ce qui s’est dit, elle ne passerait pas une bonne soirée ! Ma fille l’a complètement rassurée dans ce domaine.
N.B. Le doudou était bien à l’endroit qu’ XY avait indiqué.
09:57 Publié dans Ma grande fille/Bébichon, alias Picolo | Lien permanent | Commentaires (8)
02/06/2012
Escapade
Nous avons passé 2 nuits dans un charmant hôtel dont voici la cour intérieure.
Au programme des journées (les nuits, je raconte pas) : promenades, visite d'églises, d'abbayes, de villages typiques, siestes... Tout s'est superbement passé.
J'ai ramené la crève. J'ai visité vos blogs, mais n'ai pas encore eu le courage de les commenter. Je suis complètement out.
19:10 | Lien permanent | Commentaires (12)
26/05/2012
Hou hou, Stef !
Tu as effacé ton blog. Tes dernières notes n'étaient pas roses. Tu n'as pas l'air d'aller bien. Fais-nous un petit signe. Tu sais bien qu'on s'inquiète pour toi !
10:08 | Lien permanent | Commentaires (33)


