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07/12/2018

Saint Nicolas

Je ne vais pas vous parler du patron des écoliers, mais bien du grand Saint Nicolas qui vit toujours dans les cœurs de ceux qui n'ont pas oublié l'enfant qu'ils étaient.

À la maison de retraite, quand "Il" arrive, ce sont des sourires qui l'accueillent. L'homme derrière la barbe blanche est jeune et joue le jeu avec bienveillance et respect. Il distribue amabilités et friandises. À certaines personnes qui semblent fragiles ou en souffrance, il trace de sa main gantée, une croix sur le front. J'étais un peu surprise, limite choquée par cette pratique peu catholique, si je puis m'exprimer ainsi. Je pensais qu'il pourrait heurter la sensibilité de ceux qui sont croyants (il y en a beaucoup) et qui pourraient le considérer comme un usurpateur, voire un profanateur. Pourtant la réaction des intéressées m'a rassurée (c'étaient des femmes). L'une d'elles a clairement exprimé le bien que ça lui faisait. Une autre a embrassé sa main.

Je ne m'attendais pas à ça ! Elles savent pourtant que c'est un faux Saint Nicolas. Elles ne sont pas à ce point retombées en enfance. Et pourtant, quelque part dans leur tête, il s'agit quand même bien d'un saint. Quelqu'un qui leur veut du bien. Il entre dans leur imaginaire comme dans un conte de fée. Et finalement, c'est attendrissant !

03/11/2018

Promenade et bavardage

Picolo adore papoter. Je me souviens qu'un jour nous nous promenions, lui et moi, tout en bavardant de tout et de rien. Surtout lui. Un moment donné, nous croisons un groupe de personnes plus âgées qui avançaient tout en bavardant. Il les a regardées, puis s'est exclamé : "Si on faisait comme ces gens, qui bavardent en marchant ?" Moi, étonnée : "Mais, n'est-ce pas déjà ce qu'on fait ?" Je me suis toujours demandée ce qu'il avait trouvé de plus intéressant chez ces gens qui parlaient en marchant alors qu'on faisait la même chose. Sauf que dans notre cas, c'est surtout lui qui parlait, moi très peu. Peut-être que c'était moins équilibré que ce qu'il aurait voulu.

Lors de notre dernière promenade, il y a quelques jours.

- Mamy, tu sais qui je préfère dans la famille ?

- Maman bien sûr ! (ma fille aînée)

- Oui, et après ?

- Titou ? (son cousin)

- Non, c'est toi.

- Ah bon ? (Je n'étais pas si étonnée que ça puisque ma fille m'avait dit il y a peu qu'il m'aimait autant qu'elle. Wouaw, là, ça m'avait surprise !)

- Et après, c'est Papy, Titou, Tiouane, Laly et Mika (mes 2 chiens, sur un pied d'égalité), Vanille (le chien de ma fille cadette), Marraine (ma fille cadette) et Tonton (son ex mari). Mais Tonton ce n'est pas vraiment de la famille puisqu'il a quitté marraine.

- Mais ça ne change rien, ça reste ton tonton.

- Ah oui, il y a aussi mon frère, mais je ne l'ai jamais vu.

- Mais si tu l'as vu une fois, tu ne te souviens pas ?

- Si.

Mes chiens qui font partie de la famille et qui passent avant ma fille cadette dans l'ordre de préférence ! Ça m'a fait rire, même si cela a un côté un peu triste quand on y pense ! Je ne lui dirai pas, bien que ça ne l'étonnerait sans doute pas outre mesure. Le courant ne passe pas très bien entre ces deux-là ! Ce n'est pas la faute de Picolo. C'est la façon dont il est éduqué qui exaspère ma fille cadette. Ce qui n'est pas sa faute à lui.

04/10/2018

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