19/01/2013
escalier-piano ou toboggan ?
La réaction des gens m'a bien amusée. Au début de la vidéo, on voit que tout le monde prend l'escalator, ensuite ... :
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Celle-ci n'est pas mal non plus. C'est même émouvant de voir qu'un enfant se cache encore dans chaque adulte. Certains osent le laisser s'exprimer :
08:57 | Lien permanent | Commentaires (2)
15/01/2013
"Tant mieux pour elle !"
Depuis la grosse discussion entre mes filles, elles n'ont plus jamais abordé le problème qui existe entre elles. Chacune de son côté me fait des commentaires sur l'autre et j'ai toujours pensé qu'elles devraient se reparler. Elles y ont réfléchi et l'une comme l'autre ont décidé qu'elle ne le ferait pas, du moins pour l'instant. L'aînée pense se contenter de la relation actuelle, tandis que la cadette n'a pas le courage d'affronter une nouvelle discussion qui risque de dégénérer. En tout cas pas de faire le premier pas. Cependant, cette dernière y pense beaucoup et tente de décortiquer le sujet avec une kinésiologue. Fait nouveau, elle s'est acheté un petit carnet et prend des notes, lorsqu'elle sort de la séance. Elle y inscrit aussi ses pensées lorsqu'elles surviennent au cours de la journée. C'est un gros progrès car avant, elle aurait bien aimé que la kinésiologue la débarrasse de ses problèmes sans devoir y travailler elle-même.
J'ai eu une discussion intéressante avec elle, dimanche après-midi, alors que je venais chercher mes cobayes qui ont passé le WE chez elle. Nous étions seules, ce qui arrive rarement. Je lui ai demandé ce qu'elle avait ressenti lorsque je lui ai annoncé ma décision d'offrir un lave-linge à sa sœur pour son anniversaire. Ça m'intriguait parce qu'elle m'avait répondu "Tant mieux pour elle" sur un ton neutre qui n'exprimait pas vraiment la satisfaction. Elle ne savait pas trop quoi me répondre, mais elle y a réfléchi.
Le lendemain, elle me téléphonait en me disant qu'elle essayait de se replonger dans son ressenti du moment où je lui avais annoncé le cadeau que je comptais faire à sa sœur. Pour cela, elle voulait savoir pourquoi j'avais décidé de faire un cadeau aussi coûteux, car ce n'était pas mon genre. J'ai eu du mal à donner une raison précise. J'ai évoqué mon éternelle culpabilité de ne pas donner davantage, alors que j'ai quelques réserves financières. J'ai souvent des élans de générosité que d'habitude je réprime, me disant que ça ne la sortirait pas de sa compulsion dépensière. Qu'au contraire cette "aide" ne ferait qu'augmenter sa dépendance. Je me contente donc de lui faire régulièrement des prêts. Il y avait aussi le fait que mon mari m'avait proposé de le faire, ce qu'il n'avait jamais fait auparavant. Ajouté à cela que j'étais assez lassée de ce retour constant des problèmes de machine qui ne lave pas bien et d'odeur persistante du linge sortant. Elle me demande si je le faisais pour l'encourager, parce que je trouvais qu'elle faisait déjà beaucoup d'efforts. Je n'y avais pas pensé en ces termes, mais peut-être bien que ça joué, d'une certaine façon.
Après ces explications, je me suis rendue compte qu'elle n'en avait pas besoin pour déterminer ce qu'elle avait ressenti au moment de mon annonce et je lui en ai fait la remarque. Elle m'a rétorqué qu'elle avait besoin de comprendre mon attitude. D'accord, pour aller plus loin cela pouvait être utile, mais pas pour analyser sa réaction au moment où j'ai annoncé mon intention. Elle admet.
Nous continuons à débattre. Est-elle jalouse ? Elle ne le croit pas. Trouve-t-elle que mon attitude n'est pas la bonne ? Elle ne juge pas mon attitude, elle essaie de comprendre. Pense-t-elle que sa sœur ne mérite pas cela (elle m'a parlé de mérite à d'autres occasions). Non, elle ne voit pas d'autre ressenti que la surprise. Pourtant, selon moi, il y avait quelque chose de plus là derrière. Une surprise peut être agréable ou non. Dans ce cas-ci, elle ne semblait pas être particulièrement plaisante. Je crois qu'elle continuera à y réfléchir.
J'y pense tout à coup. Cette phrase, "tant mieux pour elle", est exactement la même qu'elle a prononcée, sur le même ton, lorsque l'ami de leur père a accepté tout dernièrement de faire un prêt à ma fille aînée. Il faudra que j'en reparle à ma cadette. Faire le parallèle pourra peut-être l'aider à y voir plus clair en elle.
11:44 Publié dans Ma grande fille/Bébichon, alias Picolo | Lien permanent | Commentaires (22)
08/01/2013
Bénévolat
L'année 2012 était particulière pour moi, puisque c'était la première année de ma retraite. J'avais fait une petite liste de projets. Il y en avait neuf. Je ne voulais pas tous les réaliser, mais au moins quelques uns. Il s'avère qu'aucun n'a été poursuivi avec assiduité et que finalement je n'avais pas fait grand chose de plus que l'année précédente.
Justement, cet après-midi, à la radio, une psy expliquait qu'à notre époque, nous devions faire beaucoup plus de choix qu'auparavant, lorsque tout était plus codifié, imposé, choisi pour nous. Ainsi, maintenant, nous pouvons nous marier, ou non, vivre en couple ou seul, avoir des enfants, ou pas. Dans le temps, tout nous poussait à nous marier et à avoir des enfants. Point barre. Et c'est ainsi dans beaucoup de domaines. C'est une vraie liberté et en même temps, une difficulté car il faut du courage pour décider et en subir les conséquences.
C'est à cette difficulté là que je suis confrontée actuellement. Je fais partie d'une génération où il y avait quand même beaucoup de devoirs et peu de liberté. Il "fallait" beaucoup de choses, et tant de choix étaient impossibles car "ça ne se faisait pas". Aujourd'hui, je n'ai plus d'obligation et il m'est difficile de me les imposer à moi-même. Ajoutons à cela le fait que je ne suis pas quelqu'un qui déborde de courage et d'énergie...
Il y a aussi le fait que je me sens obligée d'être disponible pour accueillir Bébichon s'il est malade, ce qui est arrivé bien souvent cette année. Mais c'est à moitié une excuse, car il n'a été malade qu'une seule fois au cours des 5 derniers mois de l'année, et je n'ai rien fait de plus que lorsque je travaillais.
Quand j'ai relu ma liste, je me suis rendue compte que j'avais carrément zappé ce que j'avais pourtant envisagé chaque fois que je pensais à ma retraite : le bénévolat. Pourtant j'ai continué à y penser, épisodiquement, sans jamais rien décider.
Une remarque de Chaourcinette m'a fait réagir. Elle me demandait quelles étaient mes résolutions pour 2013. Je lui répondais que je n'en avais qu'une, c'est de poursuivre mon petit chemin en essayant par-ci par-là de l'améliorer. Ce à quoi elle réagit comme suit : "c'est une réponse de normand ça!! mais je te comprends!! l'âge étant là (lol ! mais non, t'es pas vieille!!) il faut se contenter de ce qu'on a !! juste le saupoudrer de paillettes de plaisir et d'or....parfois!" Cela m'a fait un peu tiquer. Que je sois vieille, ou à moitié vieille, ou jeune retraitée, peu importe. Le temps qu'il me reste avant d'être impotente diminue forcément. Il ne faut plus attendre.
Je suis donc allée revoir sur internet les possibilités de volontariat qui existent et notamment l'une qui me bottait bien et à laquelle je pensais déjà depuis des années. Et voilà ! Tout à coup cela m'a paru urgent. Il n'était plus temps de se tâter. J'ai fait ma lettre de motivation, mon CV et ce matin je suis allée demander un certificat de bonne vie et mœurs à la commune. Je peux aller le chercher jeudi. Entretemps, j'en ai parlé à mes filles, pour savoir s'il y aurait une solution si jamais Bébichon était malade un jour où j'aurais quelque chose à faire qui ne souffrait pas d'être remis. Elles ont été positives toutes les deux et m'ont encouragées. La cadette trouvait que c'était un investissement important. L'aînée était fière de moi.
Jeudi, j'envoie ma lettre.
De quoi s'agit-il ? De tutelle de mineur étranger non accompagné.
17:44 | Lien permanent | Commentaires (10)


