17/03/2014
Ma fille aînée va bien !
Voilà 3 semaines que c'est la dégringolade. Après sa grippe/burnout d'il y a quinze jours, voilà qu'elle se coince le dos mercredi dernier. Ayant eu une 2ème discussion avec l'un de ses patrons la veille, elle ne se voit pas se faire porter pâle une nouvelle fois et courageusement se rend à son travail, pliée en deux. La journée se passe plutôt bien, surtout pour son moral. Les gens sont compatissants et elle les fait même rire en se déplaçant à l'aide d'une chaise de bureau à roulettes et en faisant preuve d'auto-dérision. Le lendemain, plusieurs l'appellent pour savoir comment elle va, ce qui la touche beaucoup. Le soir, je m'occupe de Bébichon et le mets au lit. Ensuite, je prépare à manger pour ma fille. Comme c'est exceptionnel, elle apprécie énormément. Je dors chez elle la première nuit. La deuxième nuit, je rentre chez moi, mais je reviens le lendemain matin pour apprêter Bébichon et le conduire à l'école.
Le vendredi, une voisine dont ma fille emmène la petite fille à l'école chaque jour lui propose de prendre Bébichon le dimanche afin de la soulager. Ma fille lui en est reconnaissante. Le dimanche matin, elle me téléphone. Aïe ! J'ai des craintes. Erreur de ma part ! Elle me dit que son moral va beaucoup mieux, tout comme son dos d'ailleurs. Elle va passer un peu de temps avec une amie (ex compagne du frère de son père). Elle précise : "Je voulais te téléphoner pour dire que ça va bien".
Elle ajoute qu'elle va postposer son projet d'achat de maison. L'affaire que ses patrons ont mis sur pied et dont elle s'occupe commence à démarrer. Si ça marche bien, cela lui fera de bonnes rentrées d'argent. Elle envisagera l'achat rêvé sur des bases financières plus saines. Et au lieu de renâcler parce qu'elle ne peut pas travailler à sa manière, elle va se laisser diriger et faire exactement ce qu'on lui demande. Prendre les choses comme elles viennent. Après tout c'est leur responsabilité.
Voilà qui me rassure. les ups and downs de ma fille font partie de sa personnalité. Elle se demande d'ailleurs si c'est quelque chose qui se déclenche dans son cerveau et qu'elle ne maîtrise pas. Parfois elle parle de bipolarité. Moi je dirais cyclothymie. J'ai l'habitude et pourtant, je ne sais pas pourquoi, les ups me semblent toujours tellement courts par rapport aux downs qui eux me semblent parfois interminables. Enfin, comme on en est là, profitons-en !
07:19 | Lien permanent | Commentaires (4)
15/03/2014
Les yeux mi-clos
Les petits cobayes ne ferment jamais les yeux. Ils sont toujours en état d'alerte, des fois qu'un vilain prédateur les surprendrait dans leur sommeil. Tout au plus, se permettent-ils de les clore à demi. C'est ainsi que j'ai trouvé mon petit Max ce matin, les yeux entrouverts. Hier, il n'avait mangé qu'un peu d'herbe le matin et s'est tenu toute la journée le museau tourné vers un coin de cage. Quand je le caressais, il ne réagissait plus. N'émettait plus de grougrous. Quand je l'ai pris pour l'examiner, il bougeait à peine. Ce matin, il n'était plus dans le coin et j'ai vu tout de suite, à son positionnement plus affaissé, que la vie l'avait quitté définitivement. Adieu mon petit Max ...
Mardi, quand j'ai quitté le cabinet du vétérinaire, après qu'il m'ait annoncé qu'il n'y avait plus grand chose à faire, j'ai eu la larme à l'œil. Mais aujourd'hui, j'observe un phénomène étrange. Je ressens un petit chagrin tendre, sans commune mesure avec l'immense tristesse qui m'a envahie à la mort de mon petit Micki, le cobaye roux qui a fait pendant 5 ans la joie de mon enfance. Et c'est plutôt cette douleur-là que j'ai retrouvée, recontactée, re-ressentie. Cinquante ans plus tard, cette émotion a été réactivée par une douleur moindre, sans doute parce que je vieillis, que les émotions s'émoussent. Une émotion actuelle, qui est celle provoquée par la mort de mon petit Max.
Je crois que toute ma vie durant, je regarderai les petits cobayes comme le symbole de la tendresse et de l'affection, imprimé dans ma tête d'enfant.
08:29 Publié dans Mes amies les bêtes | Lien permanent | Commentaires (25)
13/03/2014
Réponse à Reine
À ma note précédente, Reine m'a laissé le commentaire suivant :
Ha bin oui, ma copine c'est au niveau des hommes aussi. (désir de changement - ndlr)
J'en veux un, j'en veux plus....
Elle est toujours, elle aussi, limite pour la fin du mois.
Elle me dit ne dépenser que 15 euros/semaine pour manger, et pouvoir le faire grâce à des cours qu'elle donne en plus de son boulot, mais en même temps elle achète du papier à poncer pour 13 euros, pour refaire sa salle de bains dont la peinture s'écaille...
Bref...
Je ne te suis pas et donc ne sais pas si ta fille travaille ?
Tu sais, même en travaillant c'est pas facile tous les jours hein....
Nous on est largement pas à plaindre, mais on fait super gaffe quand même. On part 1 semaine par an en famille, et genre en camping, et la p'tite famille part 1 fois par an au ski... dans la famille (nourri logé blanchi.
C'est mon père qui a payé mon divorce ; c'est pour te dire !
Tu sais, des fois je me demande comment font les "jeunes" ; quand tu vois le prix des loyers et les salaires, les charges, etc....
Je comprends bien ce que tu veux dire ; mais... mon père (encore lui, oui :) ) dit toujours qu'il ne veut pas être le mort le plus riche.
Personnellement, je préfère que mon père me file un peu d'argent maintenant plutôt que :
- quand je serai plus vieille et que j'en aurai bien chié
- quand il sera mort, et que ce sera sous forme d'héritage => cet argent là est de l'argent triste, alors que l'argent qu'on donne de son vivant est de l'argent gai.
Pourquoi tu ne lui dis pas que tu as peur ? Tu as peur qu'elle réagisse mal ?
Bon voilà ; encore une tartine :)) Écrit par : Reine | 12/03/2014
Par curiosité, est-ce que ta copine a un père qui ne s'est pas beaucoup occupée d'elle ? Car chez ma fille, je crois que c'est ça l'origine de pas mal de ses problèmes.
Pour te répondre, oui, ma fille travaille et elle a un bon salaire. Je sais que même comme ça, ce n'est pas facile. Surtout qu'elle rembourse les dettes que lui a laissées son ex. Mais je peux t'assurer que d'autres personnes s'en sortiraient dans la même situation. Pas elle. Et ça a commencé très jeune, quand déjà elle empruntait de l'argent de poche à sa petite sœur.
Je crois que ma fille aimerait avoir un père comme le tien, qui préfère donner de son vivant. C'est une belle philosophie d'ailleurs. Et ça me remet en question. Pffff ! Encore réfléchir ! J'ai tellement tergiversé dans ce domaine qu'un jour j'ai dit STOP. Mes filles auront mon argent après ma mort. Il faut quand même que je précise que si j'avais laissé à ma fille tout ce qu'elle m'a déjà emprunté, je n'aurais plus un centime d'épargne actuellement. Et je dois admettre que s'ajoute à cela un peu d'angoisse de ne pas pouvoir m'offrir une maison de retraite convenable lorsque je serai devenue incapable de rester seule. Et puis, contrairement à ton père, je me dis que l'héritage sera un beau cadeau que je laisserai. Je serais juste curieuse de voir combien de temps il faudra à ma fille aînée pour tout dilapider.
Quant à mes craintes, c'est fait, je les lui ai dites. Presque toutes. Je n'ai pas parlé de la difficulté que j'aurais de subir son stress à elle. À la supporter, en quelque sorte. Mais tout le reste, je l'ai expliqué. Oui, j'avais peur qu'elle le ressente comme un rejet. Mais elle a très bien compris.
10:25 Publié dans Ma grande fille/Bébichon, alias Picolo | Lien permanent | Commentaires (2)


