26/05/2014
Souvenir de ma mère
Je tombe ce matin sur 2 notes pleines de sensibilité, d'amour et de nostalgie envers une maman ayant quitté la terre.
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2014/05/20/tu-es-...
http://le21eparallele.over-blog.com/article-elle-et-lui-1...
En Belgique, la fête des mères était le 11 mai. À posteriori, je me rends compte, une fois de plus, que je n'ai pas particulièrement pensé à ma mère ce jour-là. Ou seulement furtivement. Ce n'est pourtant pas que je l'oublie, elle, bien au contraire, mais je n'ai pas le sens des anniversaires d'événements.
Je téléphonais peu à ma mère car je n'arrivais jamais à mettre fin à la conversation. Après une demie heure, j'étais à bout de nerfs. Egoïste, me direz-vous. Oui, certainement. Passer tout ce temps au téléphone alors qu'il faut travailler le lendemain était pénible. D'autant plus qu'elle ne racontait rien. Elle débitait des bribes de phrases se rapportant soit à un événement récent, soit à un lointain passé, on ne savait pas toujours. Quand elle me téléphonait au travail, c'était très dérangeant. J'avais beau lui dire que je devais travailler. Elle me disait "Ah oui oui, je vais raccrocher" et continuait son monologue. En revanche, quand j'allais la voir, ça m'était moins pénible. Je faisais quelques trucs en l'écoutant (vaisselle, poussières) et du coup, ça ne me dérangeait plus.
À une époque, je lui téléphonais pour qu'elle me donne sa liste de courses. Ça durait tellement longtemps que j'ai fini par ne plus la lui demander par téléphone. Je passais d'abord chez elle pour me rendre compte par moi-même de ce dont elle avait besoin. J'allais ensuite faire les achats.
Souvent quand je mettais la clé dans la serrure, je me disais qu'un jour je la trouverais en mauvaise posture. C'est ce qui est arrivé ce samedi de la fin d'année 2007, en fin d'après-midi. Aucune lumière dans l'appartement et pas de chauffage non plus, en plein hiver. Elle l'éteignait la nuit. J'ai tout de suite crains que ... C'était le cas. Elle était étendue de tout son long entre son lit et la fenêtre, dans le sens inverse du couchage. Elle avait dû se lever la nuit, aller au toilettes et puis se trouver mal. Ses pantoufles étaient disséminées à l'entrée de la chambre. Une des poignées de la fenêtre à bascule était ouverte. Peut-être avait-elle manqué d'air ?
Le choc fut grand ! La peine indescriptible. Mais ma mère ne m'a pas manqué. Elle me manquait déjà depuis tant d'années ! Je m'occupais d'elle depuis le décès de mon père, en 1999. Elle avait été mal soignée, pour une maladie de Parkinson ... qu'elle n'avait pas. Elle avait fini par ne plus pouvoir se déplacer que du lit au canapé, et inversement, avec l'aide de mon père. Elle a bien failli y passer. Puis elle a été hospitalisée. Ils ont adapté et diminué drastiquement le nombre de ses médicaments. Elle a remonté la pente. Mais son cerveau est resté chaotique. C'est là que j'ai dû commencer à faire le deuil de ma mère. Ou du moins le deuil d'un certain type de relation fait d'échanges. Elle parlait beaucoup, toujours des mêmes sujets. Mélangeait toutes les époques. Ne s'intéressait plus à mes préoccupations. Et si par le plus grand des hasards elle me demandait comment j'allais, elle m'interrompait au milieu de ma réponse, pour rebondir sur un des mots que j'avais prononcé et qui lui faisait penser à autre chose.
Il me restait le sentiment de lui être utile. J'étais son soutien, moral, physique et administratif. Grâce à moi, elle pouvait rester dans son appartement. Elle disait qu'elle préférait mourir plutôt que d'aller en maison de retraite.
Ce qui restait aussi, surtout, c'était l'affection. Un jour, et ce n'était pas dans ses habitudes, elle me dit qu'elle était contente de ses filles et de ses petites filles. Une autre fois, en parlant d'amitié, elle me déclara que j'étais sa meilleure amie. Ce fut un baume sur ma peine. C'est de ça que je veux surtout me souvenir aujourd'hui.
09:43 | Lien permanent | Commentaires (16)
16/05/2014
Ma fille se sent vivre !
L'état positif de ma fille se maintient. Je m'en étonne et elle aussi. Sa vie est assez bouillonnante ces temps-ci. Organisation de l'anniversaire de Bébichon, réunion des parents, comité de gestion de la crèche, réunions des copropriétaires, bataille contre le syndic de l'immeuble (avocat, paperasses et tutti quanti) et passage à la télé à ce sujet. Elle se dit fatiguée, mais se sent vivre. De plus, elle se sent appréciée pour ce qu'elle fait pour défendre les copropriétaires. Elle reçoit des remerciements et des signes d'admiration. Ça lui fait beaucoup de bien.
Ça ne l'empêche pas d'être souvent énervée. Mais au lieu d'être déprimée, elle est comme en ébullition, surexcitée. Et aussi très centrée sur elle-même. Aujourd'hui par exemple, la moitié de ce qu'elle m'a raconté, elle me l'avait déjà dit la veille. Et elle écoutait à peine ce que moi j'avais à dire.
En ce qui concerne XY, après les voisins qui lui ont relaté leur rencontre avec lui, c'est un de ses ex copains qui lui a donné quelques nouvelles. Et tout récemment, une connaissance commune lui a dit qu'il vivait effectivement en Espagne avec son fils, scolarisé là-bas et qu'il revenait tous les 3 mois. Tout cela ne peut évidemment pas être pris pour argent comptant, vu qu'il raconte tellement de mensonges. Si ça tombe, il est allé rejoindre la pauvre fille qu'il tyrannise maintenant en lieu et place de ma fille et qui s'était enfuie à plusieurs centaines de kilomètres de lui, mais qu'il avait retrouvée ...
22:38 Publié dans Ma grande fille/Bébichon, alias Picolo | Lien permanent | Commentaires (23)
13/05/2014
Mais, mais, mais, ... giboulées de mai
Il fait un temps à ne pas mettre un chien dehors ! ... Sauf si on leur donne un parapluie en toile de tente, bien sûr ! ;o)
13:12 Publié dans Mes amies les bêtes | Lien permanent | Commentaires (14)


