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21/08/2014

Faire-part de décès

Les faire-part de décès révèlent rarement autant que celui que je viens de recevoir.

Tout d'abord, en en-tête, bien en évidence, l'abréviation en forme de croix d'un slogan initialement inventé en l'honneur des soldats flamands morts pendant la première guerre mondiale, devenu par la suite un slogan des autonomistes et extrémistes flamands.

A
V V K
V

Ça me rappelle, à la maison de retraite, ce monsieur qui me disait que la seule chose qu'il aimerait encore voir avant de mourir, c'est l'éclatement de la Belgique. Bizarre pour moi, ce genre d'ambition ultime.

Plus sympathique, vient ensuite, après son nom, son état de musicien amateur et les groupes dont il faisait partie.

Mais le plus étonnant pour moi est la liste des noms et surtout l'ordre dans lequel ils apparaissent.

Le premier nom sur la liste est celui de sa seconde épouse, la première étant décédée. Ensuite sont cités sa seconde fille et son compagnon. Ses 4 autres filles sont reléguées tout en bas de la feuille, après les enfants et petits-enfants de l'épouse, les frères et sœurs du défunt, ceux de sa veuve, les neveux, nièces de l'un et de l'autre. Le nom de ces 4 filles est précédé de la mention : "Il était aussi le père, le beau-père, le grand-père et arrière-grand-père de ..." Une plus grande séparation les isolent de tous les noms cités avant elles. Une séparation bien symbolique apparemment !

Vous croyez qu'il y avait de la bisbrouille entre eux ? Il faut croire que c'était profond pour apparaître ainsi sur un faire-part de décès !

 

18/08/2014

Vilaine ! Regardez ce qu'elle a fait !

Voyez ce que sont devenues les petites cuillers en bois dont Bébichon se servait pour jouer au tambour. Comment va-t-il faire maintenant ? Et qui est la coupable ?

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11/08/2014

Les bébés et moi (2) Réponse à Chaourcinette

Chaourcinette : étrange effectivement, cette manière de t'annoncer qu'elle avait perdu le bébé...

étrange plutôt de ne PAS m'avoir annoncé la "perte" du bébé, alors qu'elle m'avait pourtant dit être enceinte. Je pense, comme je l'ai écrit dans ma note, qu'elle n'a pas dû savoir tout de suite qu'il lui serait possible d'avorter. Sinon, elle ne m'aurait sans doute rien dit du tout dès le départ.

et faire sortir ce lait devant toi est très surprenant..comme si elle allait jusqu'au bout d'un acte (voulu? ou pas...) perte de l’embryon,et fin de l'histoire en expulsant le lait qui la liait à cet embryon....

Il faut que je précise, si je me souviens bien. Nous n'avions pas de salle de bain. Ma mère se trouvait dans la cuisine quand je suis passée par là et qu'elle était occupée à vider ses seins. Je me suis arrêtée pour regarder ; elle m'a montré. La nudité était normale à la maison (sauf celle de mon père). Il ne s'agit donc pas d'exhibition voulue de la part de ma mère. L'avortement, lui, était voulu, bien sûr.

comment as tu vécu ça ??

Comme je le disais dans ma note, ce lait me paraissait malsain. Je me disais avec un peu de dégoût : "c'est ça que le bébé aurait reçu ?" Sinon, je ne me souviens pas précisément des sentiments qui m'ont animée à ce moment.

as tu nourri tes petits par la suite ?

Oui, je leur ai donné le sein à toutes les deux, naturellement, sans que la question ne se pose.

je me demande comment tu t'es investie dans ta première grossesse ? à 3 ans près, c'était ce petit enfant disparu....as tu fais le lien avec ? 

Je ne me souviens pas avoir pensé au bébé de ma mère quand j'ai été moi-même enceinte. Tu suggères que ma première fille serait un bébé de remplacement ? Hou là ! Dans mes rêves éveillés, j'imaginais mon petit frère ou ma petite sœur être le jeune oncle ou la jeune tante de mes filles. Il ou elle aurait été souvent avec nous. Comme la différence d'âge aurait été d'environ 6 ans (non pas 3), la relation aurait plus été de l'ordre cousin/cousine, voire fraternelle ...

t'es tu sur investie dans la relation avec ton premier enfant?

Il ne me semble pas. Un premier enfant, c'est toujours l'inconnu, l'angoisse est plus grande. Pour le deuxième, on a plus d'expérience. Tu penses sans doute aux difficultés que ma fille rencontre encore maintenant, sa dépendance et tout ça ?

tu étais attirée par les petits en difficulté....Pourquoi?

Je n'en ai aucune idée. C'est une sensibilité qui s'est installée petit à petit, je crois. Mais je ne sais pas pourquoi.

as tu toujours un manque pour ne pas l'avoir fait puisque la vie t'a entraînée ailleurs ?

Au cours de ma carrière de fonctionnaire, j'ai toujours pensé que je ne faisais pas ce que j'aimais, mais que je n'avais plus le choix, une fois sur le chemin, càd l'envol du nid parental et le mariage. J'ai quand même fait du mieux que j'ai pu, me disant : "quand on n'a pas le travail qu'on aime, il faut aimer le travail qu'on a". Maintenant, tout ça est derrière moi et je n'ai pas de regrets.

plein de questions hein ? mais toi seule a les réponses !! bises !

Plein de questions, en effet. Intéressantes d'ailleurs ! Mais il y en a une autre : d'où me vient ce premier "désir d'enfant", si l'on peut s'exprimer ainsi, l'enfant de ma mère, puisque cela ne te semble pas normal à cet âge. Cette question jusqu'à présent ne m'avait pas semblé outre mesure hors norme. Je n'ai pas la réponse non plus ...