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01/10/2012

Une intruse dans le panier de Laly

IMG_4530.JPGVoici le panier de Mika. Mais où est donc la bébête ? Et bien, figurez-vous que mademoiselle préfère le panier dédié à Laly. Vous me direz que vous la comprenez. Il a l'air vachement plus confortable, ce qui est vrai. Mais comment le sait-elle, elle n'a jamais testé le sien. C'est comme les enfants qui disent "j'aime pas", sans avoir goûté. IMG_4529.JPG

N'empêche, quelle pimbêche ! Elle snobe mes friandises pour chien, mes bâtonnets de peau de boeuf et même mes croquettes. En revanche, elle apprécie les boîtes "almo je ne sais quoi", au boeuf et au jambon, prétendûment bio, que m'a refilées madame la protectrice des chiens. Ben dis donc, pour une chienne sortie d'un refuge, elle en fait des manières ;o)

Sinon, tout se passe bien, enfin, compte tenu des circonstances. Elle a rapidement compris le sens de "viens". Ce qui ne signifie pas forcément qu'elle vienne. C'est un véritable dilemme pour elle. On voit qu'elle a envie de s'approcher, car elle a pigé que les câlins c'était pas du tout désagréable, mais elle garde cette méfiance vis-à-vis de l'humain, qui lui fait tenir ses distances.

Pour la propreté, c'est zéro, il va falloir lui apprendre. Hier, elle a fait pipi dans la maison, très souvent, des petites flaques d'à peine 6 ou 7 cm de diamètre. Six cette nuit, plus les cacas répartis artistiquement dans la cuisine. En revanche elle n'a rien détruit et on ne l'a pas entendue quand on l'a laissée seule pour aller dormir. D'ailleurs, je me demande quand elle nous fera l'honneur de nous faire entendre sa voix. Pas le moindre aboiement ou gémissement depuis hier.

Il y a quand même eu un petit incident diplomatique. Sa protectrice me disait qu'elle se débattait lorsqu'on essayait de l'emmener en laisse car elle ne connaissait pas cet ustensile barbare. Mais avec nous, elle s'est habituée rapidement. J'ai donc décidé de l'emmener pour sa première promenade. C'était chouette. Elle ne tirait pas, s'arrêtait partout où elle entendait ou voyait quelque chose, en curieuse, mais sans peur.

C'est au moment où je suis rentrée à la maison, par le garage, qu'elle s'est mise à tirer sur la laisse en reculant. Si fort que j'ai eu peur qu'elle n'arrive à se défaire du harnais. J'ai voulu la prendre dans les bras pour être sûre qu'elle ne s'échappe pas. Elle a paniqué, s'est débattue, a grogné. Et comme je ne l'ai pas lâchée, elle m'a mordu au doigt et donné un coup de dent à la mâchoire. Heureusement que j'ai regardé "dog whisperer" car j'ai su réagir comme il le fallait, je pense. Je l'ai forcée à se coucher sur le dos, en tirant sur le harnais. Après 2 soubresauts seulement, elle s'est calmée. Je l'ai alors laissée 5 minutes seule dans une pièce, puis je suis allée la rechercher. Tout s'est passé sans cris et sans tape. J'ai été étonnée moi-même de mon sang-froid. Je n'avais évidemment affaire qu'à un molosse miniature de 5,5 kg. Après, elle a été un peu plus méfiante à nouveau, mais ça n'a pas duré. Enfin, je veux dire qu'elle est de nouveau  "normalement" méfiante. Quand je l'appelle, elle fait d'abord plusieurs fois le tour de la pièce avant de venir, tête et queue baissée. Si ça arrive encore, je la maintiendrai à terre sans essayer de la prendre dans les bras.

En tout cas, c'est bon à savoir par rapport aux enfants. Cette chienne n'est pas dominante, mais elle peut se défendre et mordre si elle a peur !

30/09/2012

Voici Mika !

IMG_4519 - copie.JPGDouce et timide, elle nous suit partout dans la maison, mais avec une certaine distance. Elle ne vient pas chercher de câlins. En revanche, quand on a réussi à la faire venir à nous, elle apprécie des gratouilles et les papouilles. Si je lui caresse le ventre, elle lève une patte arrière, pour mieux profiter.

Le jardin est un lieu très étrange pour elle. Elle le découvre avec circonspection. Quand nous sommes dans le bureau, elle s'installe en-dessous. Sur son museau, une tache noire, due à une blessure faite au grillage de la cage de transport, est en voie de guérison.

Elle a le menton rétrognathe (la mâchoire inférieure en arrière). Ça ne se voit pas beaucoup, sauf si on y regarde de près, mais ça l'empêche de manger normalement. Il faut ramollir ses croquettes.

NB n°1 : Mika n'est pas en laisse ; le fil qui semble la retenir est le câble d'un appareil de bureau.

NB n°2 : Du côté d'Iris les nouvelles ne sont pas bonnes. Elle a maintenant une infection urinaire. Elle n'a pas de chance, la pauvre !

29/09/2012

Fête des pensionnés

En Belgique, on a tendance à utiliser le mot "pensionné" et non "retraité". Ceci dit d'emblée, pour votre culture générale ;o).

Hier, j'ai donc participé à la fête des pensionnés. Hé oui, dorénavant, je fais partie de ce clan là .

J'ai d'abord revu mes collègues toujours en place, qui ne participaient qu'au drink. Elles ont toutes manifesté leur plaisir de me revoir et nous avons prévu une petite sortie en comité restreint. Le service a complètement changé depuis mon départ. Deux autres personnes sont parties à la retraite en même temps que moi. Les deux chefs ont quitté la boîte dans les mois qui ont suivi. De plus, la cloison entre les deux bureaux a été retirée, afin d'améliorer la circulation des informations. J'ai toujours dit que ce mur était plus une protection qu'un empêchement. Il s'avère que j'avais raison. Petite collègue et son caractère emporté ne s'entendait déjà pas avec une autre qui n'a pas non plus un caractère facile, mais qui travaillait dans l'autre bureau. Maintenant proches, l'une lance des piques et l'autre réagit âprement. Les deux néerlandophones qui s'entendaient bien et qui étaient dans des bureaux séparés sont maintenant ensemble et forment en quelque sorte un petit clan, dont petite collègue se sent exclue par la langue, puisqu'elle ne parle que le français. Mais en fait, elle s'exclut elle-même, par le tempérament.

J'ai pu parler en aparté avec elle. Je savais déjà que sa vie privée était tout sauf une réussite. J'apprends maintenant que la fille avec laquelle elle s'est mariée, il doit y avoir un an maintenant, a quitté le domicile et qu'elles vont divorcer. Les deux grands domaines de sa vie, le travail et l'amour, chavirent au même moment. Et l'amitié (elle a une seule amie) n'est plus qu'une relation mitigée. Elle doit se sentir bien mal.

Venons-en à la fête. Le restaurant choisi était d'excellente qualité. C'était sympa aussi. J'ai revu des personnes qui sont retraitées depuis longtemps et que je n'avais jamais revues. Certaines ont peu changé, d'autres sont plus marquées. J'ai apprécié de voir le plaisir de pas mal d'entre eux de me revoir. J'ai aussi fait la connaissance d'anciens membres du personnel dont j'ai géré les dossiers, mais que je n'avais jamais vus en vrai. C'est marrant !

Il a été question de nos vies, enfants, petits-enfants, plaisirs et soucis, bobos grands et petits. Et aussi des personnes absentes, certaines définitivement, comme notre ancien administrateur général, décédé il y a quelques mois. C'est ça aussi la retraite. Une nouvelle vie, oui, mais une étape, disons, "particulière" !

Mais la vie est toujours là, étonnante parfois. J'ai ainsi revu notamment deux "messieurs" (mariés tous les deux) qui me portaient un intérêt un peu plus intime et qui l'ont manifesté, une fois de plus. L'un en venant me surprendre par derrière par une accolade "chaleureuse" on va dire. L'autre par les regards et les mains qui retiennent les miennes au moment des "au revoir", en faisant une allusion interrogative par rapport à mon alliance. J'ai toujours été étonnée du regard que ce dernier posait sur moi. C'est un monsieur très bien de sa personne, qui vieillit bien en plus. Très chic, en costume-cravatte. L'air toujours sorti de chez le coiffeur. La barbichette parfaitement taillée. L'inverse de mon style, plus naturel, jamais maquillée et habillée de façon simple.

Quant au restaurant, il était de qualité. L'ambiance aussi était excellente. Ce fut une bonne journée, épuisante, comme il se doit ! Les fêtes m'enlèvent toujours mes forces. J'ai passé la soirée à somnoler dans le canapé. Quand je me suis levée, j'ai eu un pied bloqué. Comme une crampe générale de tout le pied, due probablement au port de petites chaussures dont je n'ai plus l'habitude. Pour moi "retraite" rime avec "baskets". La pose du pied à plat sur le sol ne m'a pas soulagée. Je me suis alors mise à sautiller et j'ai retrouvé rapidement l'usage normal de la marche. Ouf !