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20/04/2015

Robin et Mika

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16/11/2014

2 ans déjà !

Le 30 septembre 2012, nous allions chercher Mika. Elle venait d'un refuge surpeuplé en Espagne dont j'ai trouvé par hasard récemment 2 vidéos sur youtube. C'était très émouvant de découvrir où elle avait vécu. Auparavant, elle était chez un homme qui avait "recueilli" une quarantaine de chiens dans une seule pièce. Ils étaient négligés et très mal nourris. L'homme prétendait sauver ces chiens, mais il semblerait qu'il n'avait plus toute sa tête. Et maintenant, elle se trouve ici, dans notre maison, dorlotée, aimée et soignée. C'est bon de se le remémorer. Est-ce qu'elle y pense encore, elle, à son passé ?

Au début, on ne l'entendait pas. Elle marchait à pas feutrés, comme un chat, et n'émettait aucun son. Les premières nuits, elle grattait les portes en silence. Les nuits suivantes, elle a commencé à pleurer. Comme tout cela a changé ! Je n'ai jamais connu un chien qui s'exprimait autant vocalement. Maintenant, elle aboie, jappe, glapit, grogne, gémit, geint, pépie, hurle comme un loup. Elle utilise toute une palette de sons divers pour exprimer ses émotions. Et quand elle se balade dans la maison, on entend les petits tic-tics rapides de ses ongles sur le carrelage.

Au début, en promenade, elle était calme et trottinait sans broncher. Elle reniflait très peu et regardait tout partout. Elle se tournait aussi beaucoup vers moi. Je pense qu'elle était stressée et soulagée de rentrer. Quand elle voyait la maison, elle n'allait pas plus loin, ce qui n'a d'ailleurs pas changé. Elle se promène la tête dressée la plupart du temps. Ce qui a changé par contre, c'est son attitude vis-à-vis des autres chiens. Petit à petit, elle a commencé à aboyer sur eux. D'abord sur ceux qui étaient calmes, puis sur tous les autres, sauf les tous gros aboyeurs et encore. Je pense qu'elle les agresse pour montrer qu'elle n'a pas peur, alors que si. À l'éducation canine, elle agresse aussi les chiens qui s'approchent trop d'elle. On me dit de simplement éviter les rencontres tant qu'elle réagit de cette façon. Ça va un peu mieux maintenant, mais c'est loin d'être l'idéal. J'espère qu'on va encore pouvoir améliorer les choses, même si elle ne sera jamais tout à fait à son aise. Ça ils me l'ont dit.

Au début, quand j'approchais mon visage de sa petite tête, elle se détournait. Croyait-elle que j'allais la mordre, voire la manger ?! Il a fallu une bonne année avant qu'elle n'ose renifler ma bouche. Mais jamais encore elle ne m'a fait une lèche.

Au début, elle refusait catégoriquement de passer entre mes jambes. Si je les écartais et qu'il n'y avait plus de place ni à gauche ni à droite, elle restait là, comme bloquée par une barrière invisible. Maintenant, elle hésite, mais elle le fait quand je l'encourage. Je suis toujours la "dominante", la chef de meute, mais je crois que sa confiance en moi s'est encore approfondie.

J'aime son regard noir intense, ses trottinements sur ses courtes pattes, ses oreilles tombantes qui tressautent comme des couettes de petites filles quand elle court. J'aime quand elle se met sur le dos lorsqu'on s'approche pour la caresser. J'aime sa petite gueule mal foutue et ses petites babines qui de ce fait débordent un peu sur la mâchoire inférieure trop courte. Elle est super mignonne, ma petite Mika !

*****

Le 4 novembre 2012 au soir, nous allions chercher Laly. Elle ne venait pas d'un refuge, mais d'une famille d'accueil où elle était restée 3 ans. Elle avait été trouvée près d'une station service, effrayée et blessée à la patte. Je n'ai pas trouvé de vidéo sur youtube mais bien 2 photos. Elle a dû être utilisée pour la chasse et ne plus convenir. Donc, pour s'en débarrasser, on l'a lâchée, en ville, au risque qu'elle se fasse écraser.

Elle s'est bien plus vite acclimatée que Mika. Elle n'avait peur ni des gens ni des chiens. En revanche, elle sursautait au moindre bruit. Le grille-pain notamment lui faisait faire un bond de côté chaque fois qu'il éjectait la tranche de pain. Cela a duré des mois. C'est fini maintenant, mais elle reste sensible aux bruits secs inattendus.

Je ne l'ai pas choisie pour sa beauté, ni pour ses caractéristiques, sauf qu'on la disait sans agressivité. Je la trouvais d'ailleurs un peu bizarre, les photos n'étant pas bonnes. Je me suis intéressée à elle parce que depuis 3 ans, personne n'en voulait. Et quand je l'ai vue en vrai, je l'ai trouvée magnifique !

Pendant des mois, nous ne l'avons vue que dans 2 positions : debout sur ses 4 pattes ou couchée, toute racrapotée sur elle-même. Il a fallu du temps avant qu'elle n'allonge ses pattes vers l'avant ou qu'elle se couche sur le flanc. Même s'asseoir, elle ne le faisait pas au début.

En promenade, elle ne tire pas et se balade la truffe au ras du sol afin de découvrir et d'inspecter tous les endroits aux odeurs si intéressantes pour elle. Il lui arrive d'aboyer sur d'autres chiens, notamment sur la meute de 9 chiens qui la rend dingue, je ne sais pas pourquoi. Excitant souvenir de chasse peut-être.

J'aime son mélange de robustesse et de souplesse, d'instinct primitif et de douceur. J'aime son odeur délicate et particulière. Elle ne sent pas comme les autres chiens. J'aime la rudesse du crin qu'elle a sur le dos et la douceur de sa peau presque nue aux aisselles et à l'aine. J'aime ses grandes oreilles de biche, fières et mobiles, sa truffe rose et ses yeux dorés. Elle est spéciale et belle, ma Laly !

26/09/2014

Massacre !

Depuis qu'il y a régulièrement des travaux chez moi, il y a aussi plein de mouches, du fait des portes ouvertes. Il y a longtemps que je n'aime pas les mouches. J'ai donc des moustiquaires aux fenêtres et je ferme toujours les portes extérieures. Ce n'est pas une phobie. Simplement, elles m'agacent énormément. À la limite, c'est un TOC, car j'en étais arrivée à être constamment sur le qui-vive à la moindre mouchette. Quand elles tournent autour de moi et se posent sur ma peau nue. Et même habillée lorsqu'elles viennent chatouiller le sommet de mon crâne, pire, mon visage. Et quand on se met à table et qu'elles s'attaquent aux aliments. C'est dégoûtant ! Quand on passe plus de temps à les chasser qu'à profiter du repas. Non, ça n'est pas possible ! Je deviens folle !

Pourtant, quand il fait beau, c'est fort agréable de laisser ouverte la porte du jardin. On peut aller et venir tranquillement et les chiens aussi. Je m'étais bien habituée, malgré les inconvénients.

Mon mari, qui par le passé était beaucoup moins réfractaire aux mouches que moi, a fini par s'énerver. Surtout à table. Tant et si bien qu'un jour il a sorti la tapette pour s'en débarrasser de façon radicale. Bébichon était là et voyant les premières mouches inanimées, il a poussé un "Oohhh !" désolé. Cela n'a pas empêché mon mari de continuer son œuvre de destruction massive. Perplexe, petit Bébichon a intercédé en faveur des diptères : "elles sont pas méchantes, les mouches, hein ?!" Mon mari lui a répondu : "Non, mais elles sont sales !" En moi-même je me disais que s'il fallait éradiquer tout ce qui est sale, on n'en aurait jamais fini. Ça me faisait mal au cœur qu'il continue le massacre devant le gamin. Pourtant, celui-ci a finalement demandé la tapette pour taper, lui aussi. Mon mari n'a pas voulu lui donner pour une question d'hygiène.

Aujourd'hui, seule à la maison et au prise avec toujours les mêmes volatiles, j'ai pris la décision ultime. J'ai moi-même sorti la tapette et massacré toutes ces bestioles volantes. Adieu le côté cool des portes ouvertes, mais ce n'est pas grave vu qu'il fait moins chaud. Adieu en revanche à l'agacement et au dégoût. Pardon aux mouches ! Finalement, j'aime mieux cette solution-là qui tue la mouche d'un seul coup, plutôt que celle des cruels et sordides rubans collants envisagés par mon mari. Et ainsi j'éviterai aussi les cacas de mouches sur ma nouvelle cuisine toute blanche !