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10/08/2015

Il y a des jours meilleurs que d'autres

La semaine dernière, je caressais Laly avec une tendresse exacerbée par l'idée qu'elle pourrait mourir à plus ou moins court terme. Je regardais cette chienne pourtant si pleine de vie qui peut-être cachait un mal sournois. Je pensais à ce corps qui devait savoir à quoi s'en tenir alors que moi j'ignorais tout. Les yeux de Laly étaient dirigés vers le lointain, juste à côté de ma tête, tout en me jetant de temps en temps un rapide coup d'œil direct. Alors, une inspiration m'a prise. Tout en continuant mes caresses, je lui ai demandé : "Laly, si tu as un cancer, regarde-moi". Et vous savez quoi ? Elle a tourné la tête de l'autre côté. Non pas légèrement, mais carrément, comme si elle ne voulait plus me voir. Me dire un "non" très clair. Alors, j'ai insisté : 'Laly, si tu n'as PAS de cancer, regarde-moi." Sa tête est revenue vers moi et elle m'a fixée directement pendant un moment assez long. J'étais sciée !

Je sais bien que Laly s'est détournée parce que peut-être quelque chose l'avait chatouillée. Si ça tombe, elle m'a regardée ensuite parce que le ton de ma voix a attiré son attention différemment. D'ailleurs, je ne l'ai pas questionnée une seconde fois, de peur d'obtenir une réponse différente. Mais ce test m'a réconfortée et a renforcé mon espoir. Ce n'est qu'à ce moment-là que j'ai réalisé qu' une tumeur pouvait bien ne pas être maligne. Ça ne m'était pas venu à l'esprit parce que le vétérinaire n'a pas employé ce qualificatif. Nous avons même parlé de l'issue fatale éventuelle.

Depuis le moment où j'ai découvert cette grosseur, lundi dernier, je la palpe. Chaque jour, 10 fois par jour. J'essaie d'évaluer une diminution éventuelle. Samedi, elle me semblait toujours aussi grande, mais peut-être moins ferme. Dimanche, il me semblait qu'elle avait un peu rétréci, mais je n'étais vraiment pas sûre. Et ce matin, wouaw, là c'était clair. Elle était devenue beaucoup plus petite !

Ce matin, j'allais faire un remplacement au salon de coiffure de la maison de retraite. J'avais envie de partager ma joie, mais ça ne s'est pas présenté. J'étais si concentrée par le travail que j'en oubliais presque ma Laly. Après avoir reconduit la dernière personne à son étage, je rencontre l'animatrice. C'est une jeune femme si chaleureuse, sensible et ouverte à ce que l'on pourrait appeler le paranormal. Toute ma joie est ressortie d'un coup et je savais qu'elle la partagerait. Je pourrais même lui raconter ma petite histoire de questions-réponses à Laly sans risquer un regard narquois. Elle était effectivement très contente pour moi. Elle en avait des frissons. Et elle a ajouté, me prenant par le bras : "Et bien, tu ne peux pas t'imaginer ce que ça me fait comme effet positif dans ma journée ! Tous les problèmes administratifs que j'ai ici ne sont rien à côté d'un événement comme celui-là !"

Merci à l'univers ! Et merci à tous les doigts qui se sont croisés pour Laly !

 

04/08/2015

Merde !

IMG_6903 - copie.JPGAu mois d'octobre de l'année dernière, je consultais le vétérinaire pour mon p'tit coco qui avait une grosseur dans le flanc. Comme un de ses petits frères avait eu des tumeurs, je craignais le pire. Mais il s'agissait seulement d'une boule de graisse qui ne portait pas à conséquences.

IMG_6597 - copie.JPGHier, je sens chez Laly une grosseur assez importante déjà, que je n'avais jamais remarquée, parce qu'elle est relativement plate. Assez confiante, je n'attends pourtant pas pour l'emmener chez le véto. Tant qu'à faire, je vais aussi lui montrer Robin dont la boule a fort grossi. Le véto constate qu'elle a triplé de volume, mais ne pose toujours aucun problème. Il ne faut rien faire. En revanche, la grosseur de Laly a 2 causes possibles. Soit c'est une tumeur, soit c'est de résultat d'une contusion. Je n'ai pas un bon sentiment car c'est la tumeur qu'il a citée et explicitée en premier. La contusion, il en a parlé après, un peu comme une alternative éventuelle, mais moins probable. En tout cas, c'est ce que j'ai ressenti.

Il m'a donné des médicaments pour résorber la grosseur dans l'éventualité où elle résulterait d'une contusion. Dans ce cas, en une semaine, on devrait constater une nette diminution. Dans le cas contraire, il faudra décider s'il y a lieu d'opérer ou pas. Car il semblerait que ce soit très délicat. Qu'elle risque de se retrouver paralysée d'une patte avant. Pas terrible comme perspective !

Autant dire que je suis sortie de là en larmes !

29/05/2015

Des pleurs dans la nuit (reportage)

Non, je n'ai pas accouché récemment. Non, les voisins n'ont pas de bébé qui pleure la nuit. Non, je ne fais pas de cauchemars. C'est Mika ! Début mars, non seulement elle a commencé à pleurer, mais elle fait plein de bruits divers. Au début, je redescendais, je refaisais le rituel du dodo et elle se calmait. C'était une erreur éducative, paraît-il. Par la suite, je redescendais, mais sans lui prêter attention. J'essayais de voir si elle ne grattait pas aux portes, au radiateur ou aux meubles qui sont neufs. Aucune trace. Elle trottinait alors dans tous les sens en haletant nerveusement.

IMG_6864.JPG

IMG_6865.JPGUn soir, en sautant sur la table de la cuisine, elle est parvenue à passer dans le living par une baie ouverte (photo de gauche), renversant bruyamment au passage les décorations posées sur la tablette (photo de droite). Heureusement, rien n'était cassé. Le verre est resté en place !

IMG_6863.JPGPour l'empêcher de passer. J'ai donc tout retiré et installé des boîtes en carton. C'est utile finalement les boîtes de brol ;o). Pas très décoratif, j'en conviens, mais bon, à la guerre comme à la guerre !       

IMG_6861.JPG<— Le lendemain, une des boîtes était renversée et coincée entre la tablette et la table, juste au-dessus du panier de Laly qui aurait pu l'attraper sur elle !

IMG_6862.JPGAu cas où il y aurait eu un doute, Sherlock Quantique découvre une empreinte accusant la coupable. —>

Je n'en reviens pas ! Elle n'a pas pu sauter si haut quand même ? Je remarque qu'une des chaises est éloignée de la table alors que je suis sûre de l'avoir bien poussée en-dessous. J'en déduis que mon mini quadrupède saute sur l'assise et en passant son museau entre le dossier de la chaise et le bord de la table, elle force le passage et réussit à faire se déplacer la chaise pour se faufiler et atteindre le Graal ! Les hauteurs de la table ! Ceci explique l'un des bruits que j'entendais d'en haut.

L'autre bruit était une suite de coups sourds et rapprochés qui s'est avéré provenir du panier qui cogne contre le carrelage pas parfaitement plane, au rythme de son agitation ou peut-être de ses grattements.

IMG_6866.JPGSoir suivant. Au lieu de pousser les chaises sous la table, je les en éloigne. Conclusion, je lui offre un tremplin que je n'avais pas prévu et qui lui permet d'aller se promener sur le plan de travail et la cuisinière. Je le sais parce que le rétrécisseur d'un bec de gaz était déplacé. Quand je disais à son arrivée chez nous qu'elle avait du chat en elle, c'est toujours vrai dans ce cas-ci. Elle aime prendre de la hauteur.

Nouvelle tactique : placer les chaises en hauteur. Je le fais tous les soirs depuis lors. Mais la question des pleurs n'est pas résolue pour autant. Je décide alors de ne plus me montrer quand elle pleure, mais de descendre en restant derrière la porte en disant un "non" bien ferme. Une nuit, lassée de faire le guet dans la cage d'escalier, je dors dans le canapé pour dire "non". En effet, elle ne commence parfois à pleurer que 3/4 d'heure après que je sois montée. Après 2 "non", elle s'arrête, mais la nuit suivante, elle recommence.

Tout ce cirque dure depuis 2 mois et demie ! J'en ai parlé à un un éducateur qui ne pouvait pas me donner d'explication étant donné que Mika n'est plus un chiot et qu'elle est chez nous depuis déjà 2 ans et demi. Il suggérait un changement qui aurait traumatisé le chien. Je n'ai pas trouvé quoi. Une autre éducatrice qui pratique la thérapie comportementale en amateur m'a accordé du temps pour écouter mon histoire. Selon elle aussi, quelque chose a dû perturber Mika, mais c'est difficile à déterminer chez un chien sorti d'un refuge car on ne connaît pas son passé et ses traumatismes anciens. Ou alors, il s'agit d'hyper attachement. Ça, j'y avais pensé et j'avais déjà commencé à prendre quelques distances, ce qui n'est pas facile du point de vue affectif.

Forte de cette dernière conversation, qui date de vendredi dernier, je suis bien décidée à ne plus descendre la nuit, même pas pour dire "non". Mais voilà t'y pas qu'un nouvel événement vient remettre en cause mes bonnes intentions. C'est Laly qui se met à aboyer en grognant. Comme elle ne fait jamais ça, je descends dare-dare pour découvrir ... 2 petits chiens tout mignons qui m'accueillent joyeusement. Je les fais sortir pour faire un petit besoin nocturne et elles rentrent normalement, comme si de rien n'était. Le reste de la nuit se passe tranquillement. J'aimerais bien voir ce qui se passe. Je devrais avoir une caméra de surveillance.

La nuit suivante, rebelote. Laly aboie et grogne. Je ne bouge pas. Mon mari me dit : c'est Laly. Oui, je sais, on verra. Puis elle recommence, plus fort et on entend un "kaï kaï" plaintif de Mika. Je redescends à nouveau à toute vitesse. Pas de blessés, ouf ! Seulement 2 toutounes contentes de me voir ! Et un panier qui s'est déplacé d'un bon mètre signifiant que Laly en est sortie brusquement !

Je pense que Mika, tout agitée, se tend contre le rebord du panier et gène Laly avec ses griffes. Je l'ai vu faire ça une fois en journée et Laly a réagi par un grognement et un petit coup de dents. Il y a bien deux paniers, mais Mika préfère rejoindre Laly dans le sien. Je pourrais les installer dans des pièces séparées, mais je me dis que ce serait encore plus dur pour Mika d'être complètement isolée.

Stratégie suivante inaugurée hier. Je les promène une petite heure en fin de soirée, pour fatiguer Mika (lu sur internet). J'enlève les paniers et j'installe un coussin de chaise longue pour qu'elles aient beaucoup de place pour ne pas se gêner et qu'il n'y ait plus de rebord contre lequel s'appuyer. Elles s'y précipitent et s'y lovent dans tous les sens. Je les caresse. Elles adorent. Je m'en vais. Je ferme la porte, mais je reste encore quelque temps dans la pièce à côté pour ne pas faire de rupture brusque (vu sur internet). Je monte et reste un moment en-haut de l'escalier. Rien ne bouge. Je me couche et lis encore un petit quart d'heure. Je n'entends rien et m'endors. Au milieu de la nuit, Laly aboie. Cela dure 15 secondes maximum. C'est long 15 secondes dans la nuit silencieuse ! J'écoute. Je ne bouge pas. Tout se calme jusqu'au matin.

La solution n'est donc pas encore trouvée. Mon mari me harcèle pour que je contacte un comportementaliste professionnel au lieu de "perdre tout ce temps". C'est pourtant moi qui assume, mais ça le stresse quand même. Je lui ai promis que j'allais continuer cette stratégie pendant une semaine et qu'ensuite, si ça ne donnait rien, je consulterais.

Hier soir, je refais tout comme la veille. Environ une heure après être montée dormir, réveil en sursaut ! On n'entend pas Mika, mais Laly aboie ! Ce n'est pas possible !? Toute ma stratégie est à revoir ! Du coup, je les sépare. Laly dans la cuisine. Mika dans le living. Je recouvre le canapé. Je n'ai pas envie qu'elle le griffe comme avait fait un de mes chiens précédents.

Je remonte dépitée et là je me fais agresser par un mari de mauvais poil. Une humeur de chien ! C'est le cas de le dire. "Et maintenant il faut arrêter d'inventer des systèmes. Tes promenades en soirée, ça ne rime à rien. Maintenant ma nuit est foutue tellement je suis énervé". Moi : "Je t'ai dis une semaine". Lui : "Oui et dans une semaine tu ne feras rien et tu le sais bien, etc". Il descend regarder la télé. Moi, je ne peux plus dormir, bien sûr. Il remonte quelque temps plus tard, apparemment calmé et nous dormons tous tranquillement, chiens et humains, jusqu'à 7h.

Mardi soir. Au grand étonnement de Mika habituée à rester dans la cuisine, je l'envoie dans le living, comme la veille. Aucun bruit la nuit. Ni pleurs, ni aboiements. À 6h30' en revanche, ce n'est plus Laly qui aboie, mais bien Mika. La raison : des cyclistes qui bavardent en passant devant la maison qui est très près de la route. Quand je descends, elle m'accueille au pied de l'escalier. Comme les flics qui font les constats d'adultère, je cherche à savoir où elle a dormi. Elle a laissé sa chaleur et un peu de poils, vous vous en doutez, dans le canapé interdit, la canaille.

Mercredi et jeudi soir, pareil, sauf qu'au matin il n'y a pas d'aboiements. Sans doute qu'aucun cycliste n'a parlé en passant. Idem le jeudi. Les pleurs semblent s'être arrêtés. C'est le principal. Pour les aboiements, on avisera s'ils se reproduisent.