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19/01/2013

Haïku ? Non, moki

Lorsque je lis un haïku - type de poème particulier qui nous vient du Japon - je n'accroche pas du tout. Je me demande à chaque fois à quoi ça rime. Que faut-il  y voir ? Que ressentir ? Un manque d'ouverture d'esprit de ma part, sans doute ... Une note de Stef m'a cependant poussée à m'y attarder.

Etant donné qu'il faut sortir des sentiers battus et entreprendre des choses nouvelles, afin de conserver un cerveau souple et éveillé, j'ai décidé de créer un haïku moi-même, juste pour m'amuser. Je me lance ! Arrimez-vous !

Wikipédia m'informe que "si le haïku n'indique ni saison, ni moment particulier, on l'appellera un moki." Va donc pour moki ! Micki, moka, moki, peu importe, finalement ...

Je ne vais pas me compliquer la vie non plus. Prenons 3 vers : 5 pieds, 7 pieds et 5 pieds. D'ailleurs, les pieds, ça m'inspire ! Et il ne faut même pas que ça rime. Chez moi, ça rime un peu.

Faire un pied de nez,

Ça défoule et ça détend !

Je joue à l'enfant.

escalier-piano ou toboggan ?

La réaction des gens m'a bien amusée. Au début de la vidéo, on voit que tout le monde prend l'escalator, ensuite ... :

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Celle-ci n'est pas mal non plus. C'est même émouvant de voir qu'un enfant se cache encore dans chaque adulte. Certains osent le laisser s'exprimer :

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15/01/2013

"Tant mieux pour elle !"

Depuis la grosse discussion entre mes filles, elles n'ont plus jamais abordé le problème qui existe entre elles. Chacune de son côté me fait des commentaires sur l'autre et j'ai toujours pensé qu'elles devraient se reparler. Elles y ont réfléchi et l'une comme l'autre ont décidé qu'elle ne le ferait pas, du moins pour l'instant. L'aînée pense se contenter de la relation actuelle, tandis que la cadette n'a pas le courage d'affronter une nouvelle discussion qui risque de dégénérer. En tout cas pas de faire le premier pas. Cependant, cette dernière y pense beaucoup et tente de décortiquer le sujet avec une kinésiologue. Fait nouveau, elle s'est acheté un petit carnet et prend des notes, lorsqu'elle sort de la séance. Elle y inscrit aussi ses pensées lorsqu'elles surviennent au cours de la journée. C'est un gros progrès car avant, elle aurait bien aimé que la kinésiologue la débarrasse de ses problèmes sans devoir y travailler elle-même.

J'ai eu une discussion intéressante avec elle, dimanche après-midi, alors que je venais chercher mes cobayes qui ont passé le WE chez elle. Nous étions seules, ce qui arrive rarement. Je lui ai demandé ce qu'elle avait ressenti lorsque je lui ai annoncé ma décision d'offrir un lave-linge à sa sœur pour son anniversaire. Ça m'intriguait parce qu'elle m'avait répondu "Tant mieux pour elle" sur un ton neutre qui n'exprimait pas vraiment la satisfaction. Elle ne savait pas trop quoi me répondre, mais elle y a réfléchi.

Le lendemain, elle me téléphonait en me disant qu'elle essayait de se replonger dans son ressenti du moment où je lui avais annoncé le cadeau que je comptais faire à sa sœur. Pour cela, elle voulait savoir pourquoi j'avais décidé de faire un cadeau aussi coûteux, car ce n'était pas mon genre. J'ai eu du mal à donner une raison précise. J'ai évoqué mon éternelle culpabilité de ne pas donner davantage, alors que j'ai quelques réserves financières. J'ai souvent des élans de générosité que d'habitude je réprime, me disant que ça ne la sortirait pas de sa compulsion dépensière. Qu'au contraire cette "aide" ne ferait qu'augmenter sa dépendance. Je me contente donc de lui faire régulièrement des prêts. Il y avait aussi le fait que mon mari m'avait proposé de le faire, ce qu'il n'avait jamais fait auparavant. Ajouté à cela que j'étais assez lassée de ce retour constant des problèmes de machine qui ne lave pas bien et d'odeur persistante du linge sortant. Elle me demande si je le faisais pour l'encourager, parce que je trouvais qu'elle faisait déjà beaucoup d'efforts. Je n'y avais pas pensé en ces termes, mais peut-être bien que ça joué, d'une certaine façon.

Après ces explications, je me suis rendue compte qu'elle n'en avait pas besoin pour déterminer ce qu'elle avait ressenti au moment de mon annonce et je lui en ai fait la remarque. Elle m'a rétorqué qu'elle avait besoin de comprendre mon attitude. D'accord, pour aller plus loin cela pouvait être utile, mais pas pour analyser sa réaction au moment où j'ai annoncé mon intention. Elle admet.

Nous continuons à débattre. Est-elle jalouse ? Elle ne le croit pas. Trouve-t-elle que mon attitude n'est pas la bonne ? Elle ne juge pas mon attitude, elle essaie de comprendre. Pense-t-elle que sa sœur ne mérite pas cela (elle m'a parlé de mérite à d'autres occasions). Non, elle ne voit pas d'autre ressenti que la surprise. Pourtant, selon moi, il y avait quelque chose de plus là derrière. Une surprise peut être agréable ou non. Dans ce  cas-ci, elle ne semblait pas être particulièrement plaisante. Je crois qu'elle continuera à y réfléchir.

J'y pense tout à coup. Cette phrase, "tant mieux pour elle", est exactement la même qu'elle a prononcée, sur le même ton, lorsque l'ami de leur père a accepté tout dernièrement de faire un prêt à ma fille aînée. Il faudra que j'en reparle à ma cadette. Faire le parallèle pourra peut-être l'aider à y voir plus clair en elle.