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29/01/2016

Poste d'observation

IMG_7379.JPGAvant, c'était l'endroit où elles guettaient l'ancienne voisine qui leur donnait les friandises qui lui restaient de son chien décédé. Maintenant, c'est de là qu'elles observent le jardin d'à côté, dans l'espoir de voir les 2 chiens de la nouvelle voisine. La femelle surtout qui se précipite vers Laly et Mika en aboyant. Laly se jette alors à son tour sur elle en aboyant frénétiquement, de l'autre côté de la clôture.

22/01/2016

Se sentir vivant

Blanche m'a demandé quand je me sentais vivante. J'ai répondu : "Quand je suis à la maison de retraite." Parce que ce que je donne là a une valeur qui n'a pas besoin d'être quantifiée et qui est pourtant réelle. Mon "travail" n'est pas jugé, jaugé, évalué comme c'est le cas dans le milieu du travail (40 ans de ma vie) ou à l'école (13 ans de ma vie). Je ne dois pas me justifier. On ne me demande pas d'être rentable, concurrentielle. Je ne suis pas classée : première, deuxième, dernière ...

Il y a d'autres moments où je me sens vivante. Par exemple, quand je me cogne et que j'ai très mal. Quand je m'étrangle et que, pendant quelques instants, je me demande si je vais retrouver ma capacité respiratoire ou si je vais y rester. Parce qu'à ces moments-là, je sens tellement bien que je ne suis pas morte. En revanche, quand j'avais un mal de tête lancinant (je peux parler au passé, quelle joie), je ne me sentais pas vraiment vivante. Ni morte d'ailleurs. Plutôt vivotante, comme entre parenthèses.

Mais en fait, il y a beaucoup d'autres moments vivants. Ils sont souvent furtifs. Il faut parfois les retenir dans la conscience. Ou les créer. Les appeler à soi. Se dire là tu te promènes avec tes toutous. Pas la peine de réfléchir à autre chose. Sens comme tu respires, comme tes muscles te font bouger, comme le ciel est beau, comme la nature est incroyable. Et là tu te détends et tu vis vraiment, avec ton corps, tes émotions et pas que dans ton mental.

Ceci dit, ça doit être difficile pour les personnes qui souffrent de douleurs importantes et envahissantes. J'ai la chance de ne pas être dans ce cas. Merci, merci, merci !

 

16/01/2016

Mort-vivant (rêve)

Depuis que je vais chez la psy, je n'analyse plus mes rêves avant de lui en parler, pour ne pas influencer la séance. Mais le dernier que j'ai fait, je l'ai analysé quand même. J'ai consulté mes livres, mais j'ai essayé de m'en écarter en essayant d'être plus personnelle. Le voici :

Je suis dans une ville, dans une avenue très large, bordée d'immeubles. Il y a peu de monde, peut-être même personne. Je remarque un corps couché à même le sol, plus ou moins enroulé dans un grand tissu. Je m'approche pour constater avec horreur qu'il s'agit d'un être humain sanguinolent, complètement écorché, immobile, mort ? Son bassin et un côté de son torse sont écrasés. On voit les os à travers la peau noirâtre, un peu comme les momies. Et pourtant il est vivant ! Je prends mon portable pour appeler les secours, mais je ne sais pas où je me trouve pour le leur indiquer. Je cherche la plaque mentionnant le nom de la rue. J'en trouve une, mais l'avenue est longue, je veux trouver le nom de la rue la plus proche qui la croise. Je me retourne. Une dame s'est approchée et enfuie terrorisée en voyant cet espèce de mort-vivant. Je cherche toujours l'endroit où je me trouve. Je me retourne encore. Le blessé s'est assis. Je me demande comment il a pu dans l'état où il se trouve …

L'avenue symbolise pour moi ma thérapie. On ratisse large (enfance, père, mère, sœur, événements). Je ne sais pas vraiment où j'en suis. Les rues adjacentes notamment me restent inconnues. Je ne me sens pas suffisamment en souffrance pour prétendre être "écorchée vive". Je cherche donc du côté du symbolisme de la mort. Ce qui se rapproche le plus de ce que je ressens est le fait que quelque chose en moi doit mourir pour me libérer. Quelque chose de mon enfance, auquel je m'accroche inconsciemment. Ah ! C'est marrant, j'avais écrit "je m'éc …",  comme "je m'écorche" ! En séance cependant, il apparaît que cela pourrait aussi représenter mon impression de ne pas vivre complètement, mais d'avoir quelque chose de vivant en moi qui veut s'épanouir et se relève. Je cherche du côté des sons. Bassin -> Bas/sein. Le bas du corps ou les bas que l'on porte. Les seins qui émoustillent les hommes. Le bas (du corps) aussi d'ailleurs, tout comme les bas que l'on porte. Ça n'évoque cependant rien de spécial en moi sinon la sexualité en général. Blanche me fait remarquer que le bassin c'est aussi la maternité. Oui, les seins aussi, qui nourrissent le bébé. Mais cela ne me parle pas particulièrement. Si ce n'est l'avortement de ma mère dont je suis restée marquée. Il faut laisser décanter. Cela refera probablement surface plus tard.

Blanche me questionne sur mon enfance. Je raconte que j'étais un cancre et que j'en ai beaucoup souffert. Que mes aspirations artistiques ont été passées au bleu tant par l'école que par mes parents. Même par les élèves. Elle me demande si je ne pourrais pas y revenir. Mais j'ai déjà fait tout ça et j'ai chaque fois abandonné. Piano, dessin ... Le côté travail, exercice, discipline m'était trop pénible par rapport au plaisir.

En fin de séance, Blanche me dit que j'ai été bien écrasée. L'image du mort-vivant partiellement écrasé me revient immédiatement. Je ne sais pas si elle a dit ça intentionnellement. C'était la fin de la séance et je ne lui ai pas demandé. Lors d'une séance précédente, elle avait aussi prononcé une phrase dont un mot avait résonné. Elle m'avait dit à propos de mon TOC : "ça vous sert !" J'ai pensé immédiatement au cerf qui était apparu dans un de mes rêves que je venais de lui raconter. Elle ne l'avait pas fait exprès. Elle m'a dit que c'était une communication entre son inconscient et le mien. Je n'ai pas pu en tirer de conclusion définitive. Je crois que les fils se tissent doucement et que peut-être un jour quelque chose émergera …