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13/08/2017

La réponse du berger à la bergère

Sur facebook :

Lui, le 5 août 2017 à 22h19 :

Ne remettez pas votre bonheur à plus tard

« Quand je serai en vacances », « Quand j’aurai fini mes études », « Quand j’aurai un travail », « Quand j’aurai rencontré quelqu’un », « Quand j’aurai déménagé, « « Quand j’aurai mon premier enfant », « Quand j’aurai divorcé », « Quand je serai à la retraite ».

Rien ne vous empêche d’avoir des projets et des rêves ! Mais le bonheur commence à la minute présente. Ne le réservez pas au futur.

Elle, le 12 août 2017 à 9h25 du matin :

Note à moi-même

Y’a personne d’entre nous qui va s’en sortir vivant. Alors arrête de te prendre au sérieux. Mange de la bouffe délicieuse. Marche au soleil. Saute dans l’océan. Dis toujours la vérité. Ecoute ton cœur. Ecoute ton intuition. Sois bizarre. Sois drôle. Sois généreux. Sois honnête. C’est tout. Y’a pas de temps pour autre chose.

Ils sont séparés depuis un an. Lui, c'est mon gendre, habituellement davantage dans l'action que dans la réflexion. Je ne sais pas s'il est "heureux", mais il s'éclate. Fêtes diverses, bouffes entre potes, beuveries, ski 3 fois par an, parcours sportifs. Tout à la hausse depuis qu'il a quitté ma fille. Il semble s'être libéré d'elle ...

Elle, c'est ma fille. Loin d'être guérie de cette séparation qu'elle n'a pas choisie, pas voulue. Mais je pense que ça va mieux. Elle l'idéalise moins. Elle prend aussi conscience de la dépendance dans laquelle elle était vis-à-vis de lui et commence à s'en libérer. À tenter en tout cas ...

Chacun cherche sa nouvelle voie comme il peut ...

01/08/2017

La déontologie du psy

Suite à l'intervention de Chloé sur ma note précédente, j'ai fait quelques recherches à propos de l'inadéquation de la part d'un psy de parler de sa vie personnelle. En effet, après avoir d'abord éludé ma question à propos du décès qui l'avait empêchée de me recevoir, ma psy avait répondu à ma question.

Voici ce que j'ai trouvé :

1) Le code de déontologie du psychothérapeute psychanalytique indique en son article 9 :

... Il (le psy) évite notamment de donner au patient des informations sur sa situation personnelle et familiale,

2) Dans la mesure où un psychologue le juge utile, pertinent, et en présence de certains patients seulement, il peut de temps en temps faire part d'anecdotes ou d'expériences personnelles. La rencontre reste une rencontre humaine, et un peu de partage ne fait jamais de tort. Mais cela ne doit pas constituer une habitude et doit rester l'exception.

https://www.lepsychologue.org/articles/vie-privee-psychologue.php

3) ... peut-on envisager qu’un psy parle de lui dans l’intérêt de son patient ? À l’heure où les praticiens sont nombreux à publier des ouvrages à forte connotation autobiographique, où se développe aux États- Unis la thérapie humaniste inspirée de l’œuvre et de la pratique psychiatrique d’Irvin D.Yalom, la question passionne et interroge la profession.

http://www.psychologies.com/Therapies/Vivre-sa-therapie/Relation-avec-son-psy/Articles-et-Dossiers/Un-psy-peut-il-parler-de-lui-a-ses-patients

Il me semble donc que les choses ne sont pas forcément si tranchées que ça. Et à mon avis, ma psy n'a pas fait de faute.