26.01.2012
Mauvaise interprétation
À l’audience du tribunal, XY est arrivé en montrant à son avocat un extrait de compte. J’en avais déduit que, comme la fois précédente, il venait de payer la pension alimentaire à la dernière minute. Il avait dû le faire le matin même, puisque la veille, ma fille n’avait pas vu de versement sur son compte. Mon interprétation était erronée. L’extrait bancaire concernait probablement le paiement qu’il avait fait au centre de rencontre car, dans sa plaidoirie, l’avocat de XY a admis que son client n’avait rien versé à ma fille, mais qu’il fallait le comprendre, puisqu’il ne pouvait pas voir son fils. Je ne suis pas sûre que cette attitude soit à son avantage. Je peux me tromper, mais je crois savoir que le droit de visite est indépendant de la contribution en faveur de l’enfant. D’ailleurs, la formulation « il faut le comprendre » exprime bien, à mon sens, que la légalité n’est pas respectée, mais que XY a des excuses.
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24.01.2012
Reconnaissance de paternité
L’audience a eu lieu ce matin. Quand XY est arrivé, en retard de 20 minutes comme de bien entendu, ma fille a gardé la tête baissée, mais moi je me suis tournée vers lui. Il a évité mon regard. Il a remis à l’avocat l’extrait de compte prouvant qu’il avait payé la pension alimentaire, le matin même, y compris les mois de retard, je suppose. À la dernière minute, comme d’hab, mais payé quand même, comme ça on ne peut rien lui reprocher. Dès que le jugement aura eu lieu, ce sera fini. Les magistrats, quant à eux, se sont pointés trois quarts d’heures après l’heure prévue. Soit ! Ma fille était tendue, bien entendu, et mon coeur à moi se mettait par moment à battre la chamade, comme si j’allais passer un examen. Je n’ai pas pu assister à l’audience, malgré ce que m’avait dit l’avocate.
Celle-ci a échangé quelques mots avec l’avocat “de la partie adverse”, comme on dit. Ils ont déploré le manque de place dans les espaces-rencontre. L’avocate de ma fille disait que cette situation était parfois dramatique pour les parents empêchés de voir leur enfant. L’avocat de XY lui a répondu que c’était justement le cas pour son client ! Je trouve cela assez déplacé de parler ainsi devant nous. Par ailleurs, cette déclaration met à mal l’impression de ma fille que ce gars avait peut-être mis à jour la personnalité de XY, car il semblait défendre son client avec beaucoup moins de conviction. Peu importe. Il fait son travail.
Les plaidoiries tournaient autour des mêmes thèmes que les précédentes, qui concernaient le droit de visite. Cette fois, XY n’a pas pu résister à la tentation de noircir ma fille, malgré les tentatives discrètes de son avocat de l’en dissuader. Il a heureusement reconnu qu’elle était une bonne mère, même si par ailleurs, il déclarait qu’elle consommait 500 € de drogue par mois. Il l’a aussi accusée d’être responsable du redoublement du petit xy (le fils aîné de XY), en première année primaire, du fait de l’avoir “abandonné”. Ses résultats scolaires s’élevaient à 34 % ! En entendant cettte accusation, ma fille a fondu en larme. Il a ensuite voulu se mettre en valeur en ajoutant que depuis, l’enfant avait de bons résultats, parce que “maintenant”, il s’en occupait. Il n’a même pas réalisé qu’il admettait ainsi qu’avant il ne s’en occupait pas. Qui alors s’occupait de l’enfant, quand XY l’a repris chez lui, enfin, chez sa nouvelle amie. La dame en question ? Ou personne ? …
La juge lui a demandé s’il travaillait maintenant. Depuis que ma fille le connaît, il a travaillé une seule et unique semaine en près de 6 ans ! Il a répondu qu’il cherchait un emploi. Qu’il était un “homme au foyer”. Oh, la jolie formule ! Et qu’il avait 100 mails d’employeurs qui étaient intéressés par ses services (vantardise), mais qu’il devait soigneusement réfléchir avant de se décider, car il exerçait une profession à risque. Je pense qu’il va encore se tâter quelques années. Jusqu’à la retraite peut-être. L’avocate de ma fille ne s’est pas retenue de ricaner à ces affirmations.
Quand ils sont sortis de la salle, un peu moins d’une heure plus tard, j’ai vu que ma fille n’était pas complètement abattue. J’ai observé XY. Nos regards se sont croisés, mais il a détourné les yeux. Quand nous sommes partis, j’ai encore tourné la tête vers lui. Alors, il m’a regardé et m’a demandé “ça va ?” (Ben oui, pourquoi ça n’irait pas, après tout ?) Il s’est alors dirigé vers moi et m’a fait la bise, sous le regard perplexe de son avocat. Je lui ai signalé que j’avais déjà voulu lui dire bonjour, mais que je n’en avais pas eu la possibilité puisqu'il semblait me fuir. Il m’a dit que c’était parce que j’étais près de ma fille et qu’il ne voulait pas avoir affaire à elle. Vous croyez qu’il m’a demandé des nouvelles de Bébichon ? Pas du tout. Son souci n’est pas l’enfant en tant que petit être auquel il peut apporter quelque chose, mais seulement en tant que possession et faire-valoir.
L’avocate dit que la juge a été très à l’écoute, que les messages étaient bien passés, mais que même si, en tant qu'être humain, elle le souhaitait, elle ne pourrait pas refuser la reconnaissance de la paternité à XY. Ça, nous le savions, même si ma fille continuait à rêver un peu du contraire.
Ceci est un nouveau cap dépassé. Le résultat du jugement sera connu dans un mois environ. Prochaine étape : les rencontres ! …
Petite anecdote que je rajoute après coup :
Lorsque nous nous sommes éloignées du tribunal, à pied, nous avons soudain entendu klaxonner. C’était XY qui nous faisait de grands signes. Etonnant non, pour quelqu’un qui ne voulait pas me saluer sous prétexte que ma fille était près de moi ? Ma fille pense qu’il manifestait ainsi ce qu’il pense être une victoire ou qu’il voulait montrer sa nouvelle voiture. Nous étions perplexe, mais en même temps ça nous a fait rire.
Deuxième anecdote :
J’ai emmené ma fille dans un bon restaurant, pas cher, que je fréquentais quand je travaillais. Alors qu’elle ne mange rien quand elle est tendue, et qu'elle est bien plus sélective que moi, elle a apprécié et dévoré avec appétit le plat du jour. Elle en avait plein la bouche (au propre comme au figuré), quant à la qualité du plat. Ça signifiait que les tensions étaient apaisées et que j'avais bien choisi l'endroit ! Ça fait plaisir !
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23.01.2012
Porte et fenêtre (rêve)
On sonne à la porte. Lorsque j’ouvre la fenêtre, je vois le facteur qui s’en va. M’apercevant, il revient avec un petit coli. Il me demande de lui dire d’où il provient (ou ce qu’il contient). Comme je n’en sais rien, il ne veut pas me le remettre. Je m’apprête à téléphoner à mon mari pour savoir s’il a fait une commande…
Je me réveille sous une couverture, couchée sur un matelas posé à terre, au milieu du salon. La tenture a été fermée, mais je constate que derrière, la fenêtre est restée entrouverte. Que de calories envolées ! Ai-je perdu connaissance ? Ai-je eu un blackout ? Je ne me souviens pas de ce qui s’est passé entre le moment où j’ai voulu téléphoner à mon mari et celui où je me suis réveillée. Cet incident m’inquiète pour ma santé. Je vais ouvrir la porte. Le facteur est toujours là, avec ce coli qu’il ne veut me remettre qu’à condition que je lui en cite la provenance ou le contenu. Le paquet a la dimension et la forme du beurre de baratte bio de chez Delhaize (que je viens de terminer dans la vraie vie, pour faire un cake au pommes). Les bouts sont très arrondis. Je lui demande à qui il est adressé. Il regarde et déchiffre le nom de mon mari…
Je suis assise dans le canapé, à côté du matelas sur lequel je me suis réveillée. La belle-mère de ma fille cadette (mère de mon gendre), aidée d’une autre femme, est occupée à laver la fenêtre (celle que j’avais ouverte pour voir qui avait sonné à la porte). Je me demande pourquoi elle fait ça. Je crois que c’est ma fille qui m’avertit qu’elle a l’intention de venir le faire toutes les 6 semaines. Ça ne me plaît pas du tout. Je projette de laver la fenêtre moi-même, juste avant qu’elle ne vienne, pour qu’elle soit le bec dans l’eau.
Je pense que ce rêve est en relation avec l’audition qui doit avoir lieue demain au tribunal, concernant la reconnaissance de paternité de XY. Nous en avons beaucoup parlé hier, avec ma fille aînée. Le facteur, porteur de nouvelles, de biens mais qui ne veut pas les remettre, représenterait la “surprise” qui m’est destinée. Dont je ne connais pas le contenu, agréable ou désagréable.
La fenêtre, symbole positif d’ouverture visuelle sur le monde, tout en ayant un rôle de protection. Elle peut représenter le désir de voir clair. Toutefois, je la laisse entrouverte, accidentellement, permettant au froid d’entrer. Perte de chaleur. Chaleur humaine ? Bien-être intérieur ? De plus, quelqu’un d’autre s’occupe de la laver, ce qui me contrarie. Peut-être que je laisse les carreaux se salir, pour ne pas voir certaines choses ? Que d’autres se mêlent de vouloir m’ouvrir les yeux ? Heureusement, en décidant de les laver dorénavant moi-même, je fais la démarche de vouloir voir clair par moi-même. Je ne me l’explique pas clairement. C’est à observer pour l’avenir.
Le blackout peut représenter tout ce que je ne sais pas, sur lequel je n’ai pas de contrôle et qui m’inquiète. Plus particulièrement ce qui va exactement se passer lorsque XY pourra voir son fils. (C’est sûrement ça, voilà que je pleure en l’écrivant). Dormir sur un matelas, par terre, dans le salon, c’est dormir dans un endroit moins adapté. Moins traditionnel, moins confortable, mais quand même pas abominable non plus. Une fois couché, on y est bien. La couverture me protège du froid. Le froid qui vient du monde extérieur, de la fenêtre non refermée.
La porte, symbole d’ouverture réelle sur le monde. Elle s’ouvre et se ferme sans problème. C’est un bon signe. Même si ce damné facteur ne veut pas me remettre le coli qui ne m’est d’ailleurs pas directement destiné. Je suis donc quelque part l’intermédiaire. C’est un rôle que je joue souvent dans la vie. J’ai encore proposé hier de le jouer quand XY pourra voir son fils dans un centre.
Que représente la belle-mère de ma fille ? Quelqu’un de curieux de la vie des autres et de critique. Une donneuse de leçon. Une traditionaliste. Donc, la règle (la loi). Je ne sais pas ce qu’elle vient faire dans mon rêve, avec sa “bonne action” qui m’ennuie. Qui ou que symbolise-t-elle ? Ma mauvaise conscience ?
Le rythme de 6 semaines entre les lavages de carreaux me semblent se rapporter à un amalgame entre les 6 mois que dureront les rencontres protégée de XY et de Bébichon, et le rythme de 2 semaines auxquelles ces visites auront lieu. Relié à la fenêtre lavée par une personne extérieure, je me demande s’il ne s’agit pas d’une période où d’autres (assistants sociaux, éducateurs) vont tenter de percevoir le danger potentiel que pourrait représenter XY pour son fils. Ben, finalement, il vaudrait peut-être mieux que je laisse la belle-maman de ma fille (le personnel spécialisé) laver mes carreaux ? Que je surmonte mon agacement et lui fasse confiance ? Je n’ai pas de meilleur choix, de toute façon.
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18.01.2012
Quand on parle du loup
Ma fille croyait qu’on la préviendrait si XY introduisait une demande pour rencontrer Bébichon dans un lieu protégé. Comme elle n’entendait rien venir et qu’elle commençait à stresser à cause de la date de l’audition qui se profile, elle a téléphoné pour être fixée. Déception ! Il a fait la demande. Ils sont dans l’attente de personnel disponible, ce qui ne saurait tarder. Ça ne m’étonne pas du tout, vu le type de personnalité. L’enfant, il le « veut » car il le rassure en lui donnant une identité, alors qu’en principe, c’est le père qui doit rassurer l’enfant.
La voilà toute déprimée. Elle espérait secrètement qu’il laisserait tomber l’affaire. « Est-ce que je vais devoir subir ça toute ma vie ? » Hélas, je crains que cela dure encore un bon moment !
Je lui dis qu’elle n’a plus qu’une chose à faire, c’est de penser positivement. Visualiser un Bébichon souriant, fort, heureux. Sceptique, elle murmure un « Tu crois ? Quand je vois comme il est déjà déstabilisé quand il doit retourner à la crèche après les vacances ! » Je lui demande si elle voit une autre solution. Elle ne sait pas. Je lui détaille alors les possibilités que je vois, moi :
1) Faire « disparaître » XY. :-/
2) S’enfuir au bout du monde avec Bébichon. :-/
3) Se suicider avec lui. :-//
4) S’en remettre à la justice, à la vie, à l’univers ...
Je ne vois rien d’autre. Vous oui ? Je lui demande une fois de plus, s’il n’y a rien de concret à entreprendre pour étayer le dossier, genre témoignages, attestations, etc. Antérieurement, son avocate avait dit que non. Elle lui téléphone quand même, pour s’entendre confirmer qu’il n’y a rien à tenter de plus que ce qui est déjà fait. Cependant, cette communication lui fait du bien. Le tempérament décidé de l’avocate la rebooste. Elle espère qu’à l’audience, XY se laissera un peu plus aller à ses digressions accusatrices et hors propos, comme il avait commencé à le faire lors de la dernière audition. Elle prétend que cela a grandement joué en sa défaveur.
Ma fille est ragaillardie. Je profite des bonnes ondes que je sens en elle pour lui rappeler qu’elle a déjà eu par 2 fois gain de cause. La première fois quand l’urgence avait été refusée à XY. La deuxième, quand les visites ne lui avaient été autorisées que tous les 15 jours, qui plus est, sous surveillance. Je la sens beaucoup plus positive. Elle pense que si elle sait faire passer son ressenti, ses craintes, faire voir au juge les risques pour Bébichon, ils sauront qu’elle dit la vérité et ils agiront en conséquence et en conscience.
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17.01.2012
Les évolutions possibles d'un PN (par Adi)
12:48 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
16.01.2012
Une journée sympa !
J’ai du mal à m’habituer à cette nouvelle décennie que j’ai entamée, voici déjà 5 mois pourtant. Je suis maintenant une sexagénaire, il faut que je m’y fasse ! J’ai un peu moins de difficultés à me faire à l’idée que je ne dois plus travailler. Il y a eu mes congés pour accident du travail, suivis de mes congés normaux aux cours desquels j’ai accueilli un bébichon malade. Ensuite, la période des fêtes, prolongée par une semaine de congé que s’est octroyé mon mari. J’étais donc, pour la première fois, seule à la maison, dans cette situation qui allait devenir la norme pour moi : la retraite ! C’est alors seulement que j’ai vraiment ressenti le changement. C’était lundi dernier.
Mardi, par contre, c’était de nouveau une journée Bébichon-sitting. Il avait encore un peu de fièvre et à la crèche, il avait pleuré toute la matinée du lundi. Chez moi, sa température est redevenue normale. Je crois que ma fille aurait aimé que je le garde encore un jour, mais ça ne m’arrangeait pas car le lendemain, mercredi, Titou et Tiouane allaient venir. Les trois ensemble c’est très compliqué à l’heure de la sieste car le petit lit se trouve dans le living. Il ne faut donc pas faire de bruit et rester dans la cuisine ou dans le bureau.
Finalement, les deux grands ne sont pas venus. Je n’ai pas changé d’avis pour Bébichon et j’étais donc totalement libre et qui plus est motorisée, puisque mon mari ne travaillait pas. J’en ai profité pour faire un tas de chose qui sont impossibles sans voiture.
Dans le centre du village, je vois un chien courant un peu partout au risque de se faire écraser. À son comportement, je comprends qu’il a dû fuguer. Il entre dans la cour d’une petite école. Je m’arrête dans l’espoir de le prendre en charge. Une institutrice m’indique où il est passé, dans les jardins derrière les bâtiments. C’est un American Stafford. Il est fort jouette et se laisse brièvement caresser, trop content de pouvoir courir en liberté. J’explique à l’institutrice ce qui se passe et nous voilà bientôt à plusieurs à chercher une solution pour que l’animal puisse avoir la chance de retrouver son maître. L’une d’elle a la présence d’esprit de fermer une grille et de déplacer une barrière de chantier de façon à ce que la bébête n'ait pas d'issue. Une autre téléphone à son policier de mari qui allait arriver au plus tôt. L’affaire étant prise en main, je reprends la route. Je suis contente.
Je vais tout d’abord porter des films 8 mm et des super 8 (les plus jeunes ne connaissent probablement pas) pour les faire digitaliser. Je compte offrir cette petite surprise supplémentaire à ma fille aînée, pour son anniversaire. En principe, je m’y étais prise trop tard pour l’avoir le jour “J”, mais finalement l’homme m’assure que je l’aurai à temps. Super ! Je me réjouis de voir la tête de ma fille. Je suis d’ailleurs curieuse de visionner moi-même ce DVD car je n’ai plus vu ces films depuis plus de 20 ans (si pas 30), le projecteur étant en panne.
En revenant, je fais quelques soldes et je me déniche un jeans et un mignon gilet en fin tricot de coton bio. Le prix est réduit de 60 %. J’en ai pour un peu plus de 20 € pour les deux. Yes !
Je me balade aussi dans un magasin de seconde main où je ne trouve rien d’intéressant, mais j’aime bien regarder.
Je ne sais pas si j’ai fait autre chose ce jour-là, mais c’est une journée qui m’a bien plue. Je me sentais pleine d’énergie et d’enthousiasme. Et ça, c'est suffisamment rare pour être noté !
Ah si, j'oubliais, avant de partir, j'ai refait la promenade que j'avais faite la veille avec Bébichon, dans l'espoir de retrouver mon gant perdu. Et je l'ai retrouvé, posé en évidence sur un muret. C'est pas sympa, ça ?
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12.01.2012
Univers infini...
Hier, ma fille me parle d’une émission au sujet d’un papa qui, n’ayant pas obtenu la garde alternée, a tué son enfant de 8 ans, pour se venger de la mère. Je n’avais pas voulu regarder ça. C’était trop terrifiant pour moi. Elle, par contre, a voulu voir et effectivement, elle a été terrifiée. Le style de discours tenu par ce psychopathe est le même que celui qu’utilise habituellement XY.
Ne pas alimenter ces pensées…Respirer… Invoquer l’univers… Faire confiance… Visualiser un avenir positif pour Bébichon…
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08.01.2012
stress, échéance, rupture, solitude ...
Pour le moment, le moral de ma fille est assez bas. Elle avait, depuis quelque temps, une relation assez suivie avec un “copain”, qui aurait pu devenir un ami d’une autre nature, mais tout s’est brusquement arrêté parce que l’homme était amoureux, alors que ma fille ne l’était pas. Il a préféré rompre de façon nette et totale et l’a fait dans une réaction de dépit, en lâchant des propos un rien blessants. Comme elle a déjà très peu de contacts sociaux, ses problèmes de solitude ont refleuri de plus belle.
Pourtant, il fut un temps, ce gars l’intéressait. Parfois, je me demande si ma fille n’est pas attirée pas les relations compliquées, les hommes hors de portée ou qui ne s’intéressent pas à elle, ou alors, les bad boys, comme XY, le père de son enfant.
D'un autre côté, le stress augmente chaque jour à cause d'une échéance qui se pointe. Il s’agit de la décision judiciaire au sujet de la paternité de XY. En principe, il aurait déjà pu voir son fils dans un centre spécialisé, avant ce jugement. Mais il aurait fallu qu’il introduise une demande et qu’il paye le service. Il n’en a apparemment rien fait, puisque ma fille n’a pas été contactée à ce sujet. Tant mieux, bien sûr, c’est du temps gagné, même si ce n’est certainement que partie remise.
Quand on voit à quel point Bébichon est sensible à une voix qui gronde un peu, quel effet cela va-t-il lui faire quand il entendra hurler l’homme qui est son père biologique ? Je préfère ne pas y penser. Et je ne sais pas comment utiliser la pensée positive dans cette situation. Quelqu’un peut-il m’aider ?
Un souci arrivant rarement seul, la boîte va arrêter l'activité dont ma fille s'occupe. Depuis un an qu'elle travaille là, elle a augmenté le chiffre d'affaire, mais ça ne suffit pas. Ils comptent la garder, mais cela impliquera pour elle des déplacements bien plus importants, loin de chez elle, loin de la crèche où Bébichon devra débarquer plus tôt le matin et où il devra rester plus tard le soir. Ça ne lui plaît pas du tout !
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01.01.2012
Voeux
Vouuuus qui passez sans me vouââââr, sans même me dire bonsouââââr, donnez-mouâââ un peu d'espouâââr ce souâââr, ... je vous souhaite cette année d'avoir le courage d'affronter les situations désagréables que vous êtes en mesure de changer, et d'accepter avec sagesse celles sur lesquelles vous n'avez pas de pouvoir. Et entre les coups, plein de lumière et de beauté.
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Suite à une demande d'explication de ma part, adressée à Adi, sur le blog de Lola, je publie sa réponse. Je lui demandais comment elle voyait les évolutions possibles d'un PN.
Bonjour quantique,
Je serais ravie de partager mon point de vue avec vous afin pourquoi pas, de l'étoffer, peut être en modifier des éléments dans le but de le parfaire. (Il n'y a encore que trop peu, à mon goût, de... "connaissance psychologique profonde" de la pathologie du pervers narcissique. On voit leur comportement mais on ne le comprend pas vraiment, du moins pour en trouver peut être un "traitement").
Jusqu'à il y a peu, je ne pensais pas du tout ainsi, encore ancrée dans la rancœur, je manquais de distance, et donc d'objectivité. PN = monstre = ne changera jamais !
Reconstruction en cours, je fais de l'introspection. Comprendre comment et pourquoi j'en suis arrivée là. Les évènements qui ont motivé mes choix, mes actes etc... Donc, retour dans le passé, analyse des souvenirs.
(Un père PN très intelligent, je quitte la famille car j'étais en souffrance et me voilà victime directe d'un PN, première relation de couple. J'ai pris connaissance de l'existence des PN bien après ma rupture.)
Du coup, j'ai fait le parallèle. Notre intelligence (lucidité, sensibilité), vécu, environnement, choix influencent celui que nous devenons. Qu'est ce qui fait que je suis devenue ainsi ? Qu'est ce qui fait qu'un être humain devienne un PN ?
Pour savoir quelle sera l'évolution possible d'un PN, mon avis est que nous devons nous pencher sur ce qui l'a fait devenir ainsi. (Phénomène cause => conséquence).
Nous savons, d'après les recherches de certains spécialistes, qu'une mauvaise construction psychologique pendant l'enfance induit un comportement PN. Oui... Mais lesquelles ? Pourquoi certains traumatismes rendent des personnes PN et d'autres pas ? Il y a d'autres facteurs à prendre en compte. Et là, ça devient moins précis.
Un parent PN dont le comportement serait reproduit par l'enfant ? Une sensibilité exacerbée qui, lors d'un trauma, déclencherait un "électrochoc" qui le ferait basculer ?
Les possibilités sont nombreuses.
Oserais-je tenter l'approche du "cas par cas" ? Mission impossible car nos chers PN sont dans le déni et le mensonge. Une thérapie serait inefficace. Ce serait pourtant, à mes yeux, la meilleure démarche pour obtenir nos réponses.
Aux vues de toutes ces théories (oui, oui "théories" car tout ce que je viens d'exposer sort de ma petite tête, n'a pas été validé par qui que ce soit et que mon objectivité reste malgré tout aussi subjective que mon humanité le permet), et pour répondre enfin à la question, l'évolution dépendra aussi de tous ces facteurs. (Haha, tout ça pour ça !)
Si l'on arrive à percer les mystères du "pourquoi Ce PN a t-il un comportement de PN ?", on débloquera peut être les mécanismes de défenses qu'ils se sont imposés.
Pour rester dans les hypothèses, on pourrait en déduire que, suivant les caractères, vécus, vices, on aurait plusieurs types d'évolution. Quelques exemples au hasard :
- il reste dans le déni et ne change pas (celui là, on y revient plus)
- il "prend conscience" que son comportement est biaisé, pas sain, on lui "montre l'exemple" et il essaye de revenir dans le droit chemin et se remplissant (mais tout seul cette fois, sans vider les autres). (L'idéal n'est ce pas?)
- il "prend conscience" mais n'accepte pas, le déni reste présent, et il "sombre", se renferme (culpabilité ?), voire s'autodétruit.
- il ne prend pas conscience mais son "charme" n'opère plus, il bascule dans le "juste" mauvais. (Je pense que des vices comme l'alcool, les drogues, peuvent y contribuer)
- ... et surement d'autres... (Complexité oblige, d'où le "cas par cas").
Bien, je vais m'arrêter là pour le moment, c'est déjà assez long (et il y en aurait encore beaucoup à dire). De plus, je ne voudrais pas abuser de l'hospitalité de la partie "commentaires" du blog de Mamzelle Lola =).
En espérant que ce que j'ai dit corresponde à la demande de quantique, (mes pensées partent souvent dans tous les sens et en me relisant, je m'aperçois que j'ai plus de questions que de réponses ^^), je vous souhaite donc une agréable journée.
Bien à vous.
Écrit par : Adi | 16.01.2012