08/10/2012
Les progrès de Mika
J'ai dormi plusieurs nuits d'affilée en-bas pour pouvoir intervenir quand Mika se met à pleurer, mais surtout à gratter à la porte. Ce furent des nuits agitées. Le clapotement de la boîte aux lettres agitée par le vent. Le tic-tic métallique du biberon des cobayes. Les courses nocturnes de ces derniers qui apparemment ne font pas que dormir la nuit. Le grignotage d'un sac de course contenant leur nourriture, probablement resté trop près de leur cage. Allons voir, mais non, ce n'est pas possible qu'ils y aient accès. Je comprendrai plus tard que ce sont des souris qui viennent se nourrir sans vergogne dans les sacs de grains et de granulés qu'ils trouent pas le bas. Je peux vous dire que ça fait du bruit ! Va falloir trouver une solution !
Comme les pleurs et grattements diminuaient de nuit en nuit, je me suis risquée à retourner dans mon lit pour la nuit. C'est quand même vachement plus confortable et plus calme ! Mika a chouiné un peu et sauté sur le carton de protection, mais pas longtemps. Ce matin, elle n'était ni dans son panier, ni sur sa couverture "woof", ni ailleurs, au niveau du sol. Parce que la miss était carrément sur la table, debout, aux aguets, comme chaque fois qu'elle nous entend venir. Pourtant j'avais pris la précaution d'appuyer les chaises contre la table, les penchant sur 2 pieds, pour éviter qu'elle s'y installe. Je crois qu'ils nous ont refilé un chat déguisé en chienne. D'ailleurs, quand j'y pense, elle en a la taille et même si elle ne miaule pas, elle n'aboie pas non plus. Pas le moindre petit jappement. Mon mari qui ne voulait pas de chat parce qu'ils montent partout ! Je le vois encore se marrer quand il l'a vue. De prime abord, il n'y avait rien d'intéressant pour elle sur la table. Quelques papiers, 2 flacons en verre, mes lunettes, des colliers pour chien. Elle n'a touché à rien. Ah, mais voilà, il y avait les coussins des chaises. Elle a dû s'y installer pour dormir, la futée !
Alors, quels sont les progrès ? Elle n'a plus peur de passer les portes. Elle n'écarte plus son museau quand on veut lui donner un bisou. Parfois même, elle vient flairer le nôtre. Les pipis intérieurs se raréfient. La pelouse est maintenant terrain connu. Hier, elle s'est même risquée à effectuer un petit sprint, quelques mètres d'un côté, puis autant de l'autre, avant de s'arrêter pour me regarder, comme elle le fait constamment, peut-être pour vérifier ma réaction, mon approbation ? Quand on rentre du jardin, elle vient sur la serpillère quand je l'appelle et se laisse volontiers essuyer les pattes et le ventre. Ça lui fait un câlin de plus.
Hier, nous sommes allés à un repas organisé en faveur des chiens martyrisés en Espagne. Nous l'avons laissée à la maison. Pour ne pas que la cuisine soit surchauffée par le poêle qui s'y trouve, nous avons laissé la porte ouverte vers la chaufferie, la salle de bain et le bureau. Nous avons barré le passage par un haut carton qu'elle a franchi, sans état d'âme. Ensuite, elle a dû sauter vers les fenêtres car le linge déposé sur un banc était par terre et le panier à linge couché au sol. Sinon, pas de dégâts. Ouf !
La directrice de l'organisation nous a demandé si elle devait faire un contrat d'accueil ou d'adoption pour Mika. En effet, je rappelle qu'elle était chez nous provisoirement, mais que nous avons immédiatement signalé que nous risquions de nous y attacher. Mon mari, un peu distrait, n'a pas tout de suite saisi où était la différence. Par contre, il a réagi immédiatement quand il a entendu "diffuser une annonce" : "Non, non, pas mettre d'annonce, on l'adopte." J'ai encore eu un pincement pour Iris, mais je sais que si elle ne trouve pas d'adoptants, elle restera chez cette dame, qui a déjà 7 chiens. Et là, elle ne peut être que bien.
12:11 Publié dans Mes amies les bêtes | Lien permanent | Commentaires (33)


