22/06/2012
L’après coup de fil
En lisant mon mail par lequel je lui annonçais que XY m’avait téléphoné, ma fille a eu un énorme stress. Je ne lui avais donné aucun détail, sauf qu’il demandait qu’elle ne s’adresse plus à la-femme-qui-n’est-pas-sa-copine en disant du mal de lui.
Le coup que ça lui a fait était d’autant plus violent qu’elle était déjà sous le choc d’une autre mauvaise nouvelle que je préfère ne pas détailler ici. Elle avait entrepris une démarche qui n’avait abouti à rien. Elle s’est mise à pleurer, désespérée de ne pas trouver le moyen de protéger son petit garçon. « Je voudrais être tranquille, ne plus devoir penser à tout ça ! » Je m’en doute bien, mais faire un enfant avec XY, c’était sans conteste prendre une assurance tout risque contre la vie tranquille (même si on ne peut pas faire de projections négatives !).
Je l’écoute d’abord, ne sachant que dire, puis je lui rappelle les mots de mon pessimiste de mari « Ayez confiance, ça va bien se passer ! » En effet, on ne sait pas encore comment les choses vont se poursuivre, puisque son avocat ne le défend plus. A ce propos, l’avocate de ma fille suppose comme moi que XY ne l’a pas payé. Nous parlons alors de la non-copine de XY qui n’a pas pu tenir sa langue. Ma fille est déçue, mais elle ne lui en veut pas. Elle sait la pression que l’homme peut mettre à longueur de journée et se dit qu’elle aurait probablement fait la même chose. J’imagine avec elle comment ça a pu se passer et je me mets à mimer en caricaturant, d’une voix éraillée, la façon dont la compagne de XY aurait pu lâcher le morceau : « Ouéééé, la fille de Quantique avait biiieeen raison. Elle m’a dit que je devais regarder sur internet ce qu’était un pervers narcissique. Je suis allée voir, c’est tooouuuuut à fait ce que tu es ! T’es cooommmplètement malââââde !!! » Ma fille se met à rire doucement, puis de plus en plus fort. « C’est bien, ça te fait rire » - « Oui, parce que tu n’es pas comme ça d’habitude ».
Je me dis qu’une soupape a lâché et que ça va aller mieux maintenant. Mais le soir, elle me retéléphone et me raconte qu’elle a encore beaucoup pleuré l’après-midi. Son collègue marocain a été super gentil. Il lui a cité un tas de versets du Coran pour la rassurer et notamment un qui disait que tout ce qu’on fait de mal, on le paie, un jour où l’autre, même si c’est beaucoup plus tard. La sollicitude de ce monsieur l'a beaucoup réconfortée. Elle lui a quand même répondu en souriant que c’était bel et bien, mais qu’elle avait besoin d’une solution dans l’immédiat.
12:51 Publié dans Ma grande fille/Bébichon, alias Picolo | Lien permanent | Commentaires (6)


