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28/09/2013

Quand y en a plus, y en a encore ! (du stress)

Ma fille a décidé de changer de boulot. Son patron actuel a quelques défauts. Minimes selon moi, mais soit. Elle avait quand même pas mal de facilités avec lui. Il a très mal pris la chose, car non seulement elle va à la concurrence, ce qu'il considère comme une sorte de trahison. Mais en plus, elle va travailler pour son ami à lui. Double trahison. Elle connaît l'ami en question parce qu'auparavavant les 2 gars travaillaient ensemble. Du coup, il ne voulait pas qu'elle preste son préavis, mais refusait également de le lui payer, même s'il est légalement obligé de le faire. Il voulait lui faire signer une convention par laquelle elle s'engageait à ne pas démarcher dans le domaine de l'entreprise. Ça n'a pas de sens puisque c'est justement pour ça qu'elle est engagée par le nouveau patron. Elle craignait aussi qu'il ne lui verse pas une certaine prime non obligatoire ainsi que ses chèques repas. Du coup, ma fille, au lieu de profiter de son temps libre inattendu, s'est mise à stresser.

Heureusement, l'homme est revenu à de meilleurs sentiments. Ils se sont vus pour régler des dossiers, mais malgré tout, ma fille continue à stresser. La fameuse prime qu'il n'est pas obligé de payer ferait un grand trou dans son budget qui est toujours très serré.

Tout ceci a bien sûr une influence néfaste sur sa santé. Ses douleurs musculaires se sont notablement amplifiées et elle finit par croire qu'elle a une maladie grave, du genre cancer. Ce n'est pas la première fois qu'elle pense ça. Elle va même jusqu'à vouloir commencer de temps en temps à faire dormir Bébichon ailleurs, chez sa sœur par exemple, pour qu'il soit déjà habitué ... pour le jour où elle serait trop malade ou ... qu'elle ne serait plus là ! Aujourd'hui même, elle me disait qu'en principe, elle pensait s'occuper de moi quand je serais devenue incapable de le faire moi-même. Maintenant elle se demande si ce n'est pas moi qui, a 80 ans, m'occuperait encore d'elle. Je dois dire que c'est une idée qui m'a aussi traversé l'esprit quand elle me parlait de sa fibromyalgie et du mal qu'elle avait à se lever après être restée couchée ou assise un moment.

Elle est consciente que c'est la déprime qui point à nouveau. Elle dit aussi que s'il n'y avait pas Bébichon, elle serait une vraie loque. Mais il faut qu'elle se batte, au moins pour lui. Je pense que ça ira mieux quand elle commencera son nouveau boulot. Quand elle est livrée à elle-même, au lieu de profiter de ces vacances improvisées, elle tourne en rond et se ronge les sangs. Elle est affublée d'une fragilité qu'elle portera sans doute toute sa vie, malheureusement.