Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/09/2012

15ème rencontre

Pendant que Bébichon était près de son papa, ma fille a été invitée à une entrevue avec une des responsables du centre qui lui propose d'autoriser XY à emmener Bébichon à l'extérieur, "pour faire avancer les choses, dit-elle, parce que maintenant, la situation stagne, tout est toujours pareil". Ma fille encaisse le coup et répond que si on lui demande à elle, c'est un "non" catégorique, mais si un nouveau jugement le prévoit, elle s'inclinera. La dame lui explique qu'il ne faut pas nécessairement de 2ème jugement car les termes du premier permettent une certaine interprétation. Il y est dit que, dans un premier temps, le père pourra voir son fils dans un centre tous les quinze jours pendant une heure. La formule "dans un premier temps" permettrait de déduire qu'il pourrait y avoir un deuxième temps avec d'autres conditions. Ma fille lui répond qu'elle ne voit pas pourquoi c'est au centre de décider et non au tribunal et qu'elle s'en réfèrera à son avocate. De son côté, la dame prévoit de demander à XY comment il explique ne plus avoir de nouvelles de son avocat (ce sont les termes vagues qu'il emploie pour masquer le fait qu'il ne l'a pas payé et que forcément, l'avocat ne le défend plus). Elle lui demandera aussi pourquoi il ne paie pas de pension alimentaire pour Bébichon.

L'échange est long et émotionnellement intense pour ma fille. Elle pleure. Mais le dialogue est aussi riche, ouvert et "vrai". Ma fille y exprime à nouveau ses craintes, y compris les pires. Un exemple dramatique s'est encore présenté cette semaine dans l'actualité belge. La dame lui suggère de laisser une chance à XY de s'amender, mais ma fille lui rétorque qu'elle a essayé pendant 4 ans et que selon toutes ses lectures et bien qu'elle ne puisse rien prouver, elle a l'intime conviction qu'il a un gros problème psy (je ne sais pas si elle a employé le terme "pervers narcissique") dont il n'est d'ailleurs pas responsable et qu'il ne changera jamais.

Ma fille a aussi eu l'occasion de dire à quel point elle était affectée par les remarques positives faites à l'égard de XY par une autre des personnes du centre. Et aussi par les longs papotages qu'elle entend entre cette personne et XY, sur le ton de l'entente très cordiale. La dame lui répond qu'elle en parlera au cours d'une réunion à laquelle cette personne assistera, mais que, dans un sens, le fait que XY parle plus longuement avec cette personne peut être un atout, puisque tout est consigné.

Ma fille était très secouée, mais elle trouve que cette personne est vraiment très professionnelle. Très attentive, à l'écoute, et possède le recul nécessaire pour voir les choses objectivement, dans les limites du possible. Elle rassure ma fille sur le fait que son discours à elle est toujours cohérent, alors que celui de XY révèle des zones d'ombre. Notamment le fait qu'il s'occupe soi-disant seul de son fils aîné. L'enfant a lâché le morceau en parlant de la compagne de XY, en tant que personne habitant avec eux. XY aurait été mal à l'aise. Merci au petit xy, même si cette révélation est probablement à l'origine de son absence aux deux dernières rencontres.