11/01/2022
Un grand " TILT " dans ma tête !
Je suis allée 2 fois chez ma fille aînée cette semaine pour travailler avec Picolo. Elle devait prendre la relève les jours suivants. Mais comme d'habitude ses tentatives se sont terminées en pugilat entre eux. J'avais prévenu Picolo que je téléphonerais pour voir s'il avait travaillé. J'utilise un peu l'autorité naturelle que j'ai sur lui. ;) À 4 h il n'avait rien fait. À 5 h, il a fait semblant de s'y être mis. Pendant ma conversation avec ma fille, il a finalement travaillé pour de vrai et les 3 pages qu'il devait faire étaient terminées. Bien !
Hier, je téléphone pour savoir si la rentrée s'est bien passée. Picolo est toujours stressé lors du retour en classe après les vacances. Je craignais qu'il n'invoque encore des maux de ventre. Mais tout s'était bien déroulé. Ma fille était contente et moi aussi.
La conversation s'est alors déplacée vers les mesures sanitaires. Ce sujet risque toujours de dévier vers les complots, mais je ne peux quand même pas refuser de dialoguer sur un thème dont tout le monde parle actuellement abondamment.
Ça n'a pas manqué ! À mon grand étonnement, elle remet maintenant en question la possibilité que Trump soit réellement le sauveur de l'humanité. D'ailleurs, il ne l'a jamais prétendu lui-même, explique-t-elle. Ce sont les autres qui l'ont dit (QAnon et cie). Il se pourrait que ce soit une manipulation de leur part, se dit-elle maintenant. Pour le reste, elle continue de défendre Trump et pense que tout le monde s'est ligué contre lui pour le noircir, notamment en manipulant les vidéos et en les sortant de leur contexte. Bref ! Rien de nouveau sous le soleil, de ce point de vue.
Je lui fais remarquer que la manipulation est partout, médias mainstream ou alternatifs, aucun n'y échappe. Et ça, elle ne le voit pas. Je lui dis qu'elle ne peut pas s'en apercevoir vu qu'elle ne s'intéresse qu'aux "informations" de type complotiste.
Elle n’est pas d’accord puisqu’elle écoute aussi les informations des médias classiques, prétend-elle. Je lui rappelle que pourtant, il n’y a pas si longtemps, elle déclarait qu’elle n’écoutait plus les mainstream depuis 2 ans. (Ce qui ne veut rien dire puisque déjà avant, elle n’écoutait pas les informations en général parce que ça la déprimait.) Elle me répond qu’elle n’écoutait pas, mais qu’elle entendait. Mouais ! Que signifie cette formule ne pas écouter, mais entendre ? Ce n’est de toute façon pas la bonne attitude pour quelqu’un qui se prétend capable d'une analyse objective. Mais maintenant, elle les écoute, dit-elle. "Ah bon ? Pendant 2 ans tu ne les as pas écoutés et maintenant tu le fais ? La pandémie ne datant que d’il y a 2 ans, ça doit être tout tout récent." Elle dévie un peu, mais j’insiste. "Depuis quand est-ce que tu écoutes les mainstream ?" - " Depuis 3 semaines." - "Ah !? Et en trois semaines tu prétends avoir rattrapé 2 ans d’informations !?" Sans hésitation, sa réponse est "Oui". Ben voyons !
Elle me parle de sa grande aptitude à repérer la manipulation en général, celle des médias classiques en particulier. Ça lui fait penser à la perversité narcissique dont elle a fait l’expérience avec « le père » comme elle appelle désormais son ex, le père de son fils. Et là, un grand TILT se fait dans mon cerveau ! Je m'exclame : « Ahhhh ! Mais voilà la raison de ton attitude partiale ! Tu as été tellement traumatisée que tu vois de la manipulation même là où elle ne se trouve pas. Tu es passée de la crédulité à l’excès inverse. Malheureusement, tu ne vois la manipulation que dans un sens. Tu as choisi ton camp, sans réelle objectivité."
Pour moi, ceci est un éclairage nouveau qui me permet de mieux comprendre son comportement.
Bien sûr, elle n'est pas d'accord et veut encore discuter d'autres "preuves" de manipulation. Je lui dis ce que je sais sur le sujet qu'elle évoque, car par un heureux hasard, j'avais lu un article à ce propos. Elle n'était pas au courant de l'information que je lui donnais. Mais en même temps, je l'avertis que je ne veux pas en discuter. Comme la dernière fois, le ton monte :"Ah, mais ça c'est facile ça ! Ne pas vouloir en parler !" Cette fois, je ne suis pas déstabilisée par son attaque et je lui réponds calmement :"Ce n'est pas de la facilité, mais de l'inutilité étant donné que nos dialogues n'en sont pas." 99% des remarques ou arguments que j'avance restent sans réaction de ta part. Sans compter les questions auxquelles tu n'as pas répondu. Elle : "J'ai répondu à toutes tes questions." Moi : "Pas du tout ! Il y en a toute une série auxquelles tu n'as pas répondu."
La conversation se termine cependant dans le calme. Je suis contente de ma découverte et satisfaite d'avoir pu le lui dire. Même si elle n'est pas d'accord, elle en fera peut-être quelque chose ...
18:40 Publié dans Ma grande fille/Bébichon, alias Picolo | Lien permanent | Commentaires (18)


